Cette entrée de glossaire rassemble le sens terminologique de cette expression chez Shahrur à travers ses différents ouvrages et relie ses usages multiples.
Cette entrée appartient au glossaire shahrurien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter aux grands thèmes de Shahrur et aux concepts communs.
Le sens chez Shahrur
L’allégeance nationale est une appartenance à la nation en tant que communauté de langue, de culture et de mémoire partagée ; elle permet de préserver l’identité et de protéger la langue maternelle. Elle ne constitue toutefois pas un lien supérieur à la citoyenneté, ni un substitut au contrat juridique et politique qui organise la relation avec l’État civil.
Distinctions
- Elle diffère de la citoyenneté en ce qu’elle relève d’une appartenance culturelle et identitaire, tandis que la citoyenneté est un lien juridico-politique qui définit les droits et les devoirs.
- Elle diffère des allégeances religieuses ou fondées sur la foi, comprises sur une base axiologique, car elle repose ici sur l’appartenance nationale et non sur le critère de la croyance.
Passages de ses ouvrages
- L’Islam et l’être humain : l’allégeance nationale est présentée comme une appartenance qui préserve la langue maternelle et l’identité culturelle. Elle demeure cependant inférieure à la citoyenneté et ne prévaut pas sur le contrat juridique et politique qui lie le citoyen à l’État civil.
Ce qui lui est proche et ce qui s’en distingue
- La citoyenneté
- La distinction entre le péché, la mauvaise action et la faute répartit la responsabilité entre le pardon, la réforme et la persistance.
- L’allégeance nationale préserve l’identité.
- Les concepts d’allégeance, de mécréance et d’associationnisme sont relus sur une base axiologique plutôt qu’identitaire.