Cet axe rassemble 1 occurrence de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
﴿رُبْمَـا يَوَدُّ الَّذِينَ كَفَرُوا لَوْ كَانُوا مُسْلِمِينَ﴾
Réponse au lecteur
La question
Où Shahrur mobilise-t-il le verset 2 d’Al-Hijr, quel sens y prend la mécréance et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?
Shahrur mobilise ce verset dans « Assécher les sources du terrorisme » (p. 44) afin de distinguer la mécréance, dans ce passage, comme une hostilité envers l’appel du Messager, une tentative de l’empêcher et de le combattre, plutôt que comme un jugement se limitant à l’absence de foi en Dieu et au Jour dernier. Le verset sert son argument en séparant l’hostilité pratique envers l’appel du seuil minimal qu’il énonce pour l’islam.
Shahrur affirme que la mécréance, dans le verset 2 d’Al-Hijr, consiste en l’hostilité envers l’appel du Messager, dans le contexte de positions hostiles qui ont cherché à empêcher cet appel avant de passer à la guerre contre lui. Dans ce contexte, Shahrur distingue cette hostilité de la foi en Dieu et au Jour dernier, et indique que le minimum requis pour qu’une personne soit musulmane est la foi en Dieu et au Jour dernier.
Le passage cité et son emplacement
Assécher les sources du terrorisme — p. 44.
Limites de la lecture
- Le passage cité établit cette détermination dans le contexte du verset 2 d’Al-Hijr et de l’argument présenté dans l’extrait joint ; il n’établit pas une définition exhaustive de la mécréance dans tous les usages coraniques.
- Le passage cité donne des exemples historiques d’hostilité envers l’appel, mais ne permet pas, à lui seul, de généraliser ce jugement à tous ceux qui ne croient pas en l’appel.
- Le passage cité n’établit ni synonymie ni distinction terminologique générale entre les termes de mécréance, d’islam et de foi, en dehors de la distinction qu’il énonce ici.
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Lecture succincte
Le verset définit ici la mécréance comme l’hostilité envers l’appel muhammadien, et non comme la simple absence de foi en Dieu de manière absolue.
Axes
- Foi
- Politique et social
Concepts associés
- Hostilité envers le Messager : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il contribue à préciser le sens de la mécréance dans le contexte missionnaire et social de l’appel.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Distinction : 1
Lieux d’utilisation
- Assécher les sources du terrorisme, p. 44 : la mécréance y est définie comme l’hostilité envers l’appel muhammadien, et non comme la simple absence de foi en Dieu au sens absolu.
- Concept : hostilité envers le Messager
- Fonction du verset ici : distinction
- Passage textuel cité : «{رُبْمَـا يَوْدُ الَّذِينَ كَفَرُوا لَوْ كَانُوا مُسْلِمِينَ} (الحجر ٢)، فالكفر هنا معاداة دعوة الرسول»
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.