Cet axe rassemble 1 occurrence de l’usage de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Autorisation est donnée à ceux qui sont combattus parce qu’ils ont subi une injustice, et Dieu est certes capable de les secourir * ceux qui ont été expulsés de leurs demeures sans droit, seulement parce qu’ils disent : « Notre Seigneur est Dieu »

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il les versets 39-40 de la sourate Le Pèlerinage dans son propos sur le combat et la défense de la patrie ?

Shahrur mobilise ces deux versets comme preuve que le combat autorisé est lié à la survenue de l’injustice et à l’expulsion des « demeures ». Il lit les « demeures » comme désignant la patrie et fait ainsi de leur défense une défense de la vie de l’être humain, de sa famille, des siens et de ses droits dans son pays. Pour lui, le point d’appui n’est pas la formulation d’une théorie générale applicable à toutes les formes de combat, mais le rattachement précis de ces deux versets à l’idée de la défense de la patrie lorsqu’elle est exposée à une agression ou à une menace.

Shahrur cite Le Pèlerinage 39-40 dans un passage qu’il nomme « la doctrine collective du combat (la doctrine de la défense de la patrie ou des demeures) ». Il interprète les « demeures » mentionnées dans le verset comme la patrie et établit un lien entre l’expulsion hors de celles-ci et le devoir de les défendre lorsqu’elles sont en danger. Dans la construction de Shahrur, la défense de la patrie n’est pas une valeur abstraite : elle est une défense de l’être humain lui-même, de sa famille, des siens et de sa vie, car la menace qui pèse sur la patrie menace la vie de ceux qui y résident.

Le témoignage et son emplacement

L’Islam et l’être humain — p. 42.

Limites de la lecture

  • Le témoignage établit la lecture par Shahrur des « demeures » comme la patrie et son rattachement des deux versets à sa défense, mais l’extrait ne présente pas à lui seul une théorie complète de tous les types de combat ni de leurs conditions juridiques et politiques.
  • Le texte cité n’affirme pas explicitement le rejet de toute instrumentalisation idéologique du combat ; il est donc plus exact de lui attribuer l’affirmation de la défense de la patrie et des demeures, sans la transformer en une négation absolue qui n’y est pas énoncée.
  • La citation s’interrompt avant l’achèvement du paragraphe (« et il a exprimé »), mais la partie disponible comprend directement la mention des versets et la manière dont ils servent d’argument.

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Lecture succincte

Shahrur s’y réfère pour fonder la légitimité du combat défensif pour les demeures, entendu comme défense de la patrie plutôt que comme défense d’une idéologie combattante.

Axes

  • Politique et social
  • Législatif

Concepts associés

  • Défense de la patrie : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il fonde une signification politique précise du combat légitime.

Rôle du verset dans l’argument

  • Fondation : 1

Occurrences d’utilisation

  • L’Islam et l’être humain, p. 42 : il s’appuie sur les deux versets pour fonder la légitimité du combat défensif pour les demeures, entendu comme défense de la patrie et non comme une idéologie collective de combat aléatoire.
    • Concept : défense de la patrie
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Témoignage textuel : « La patrie, que la Révélation sage a appelée “les demeures”, est parmi les choses les plus nobles que l’être humain doit défendre, comme dans cette parole du Très-Haut : { Autorisation est donnée à ceux qui sont combattus… } (Le Pèlerinage 39-40) »

Livres associés

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