Cet axe rassemble 4 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui les entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Ne vois-tu pas qu’Allah a fait descendre du ciel une eau, puis l’a fait pénétrer en sources dans la terre…
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il le verset 21 de la sourate Les Groupes dans son propos sur la connaissance et le raisonnement ?
Shahrur mobilise ce verset comme exemple de raisonnement déductif : il part de l’énoncé général « puis l’a fait pénétrer en sources dans la terre » pour aboutir à la conclusion particulière selon laquelle toute source donnée remonte, à l’origine, aux eaux du ciel, telles que la pluie et la neige. Son usage direct du verset ne consiste donc pas ici à énoncer une théorie scientifique détaillée des eaux souterraines, mais à présenter un exemple du passage d’une règle générale à un cas particulier.
La réponse claire : Shahrur considère le verset comme un modèle de « raisonnement déductif », c’est-à-dire le passage du général au particulier. La règle générale, chez lui, est que les sources terrestres ont pour fondement les eaux du ciel ; il l’applique ensuite à une source précise. Il cite la source de Fijeh comme exemple, pour en déduire que son origine est la pluie ou la neige. Comment Shahrur mobilise-t-il le verset ? Il l’insère dans une explication de deux types de raisonnement et l’associe spécifiquement à la déduction ; car la conclusion relative à une source particulière lui paraît contenue dans le principe général qu’il tire du verset. Il compare ensuite cela à un autre verset, qu’il relie à la fois à l’induction et à la déduction. Le témoignage et son emplacement : dans « L’État et la société », p. 33, après avoir cité le verset, Shahrur affirme que le raisonnement déductif consiste à passer du général au particulier, puis déclare : « Toutes les sources de la terre ont pour fondement les eaux de pluie » ; il donne la source de Fijeh en exemple afin d’en déduire qu’elle provient des « eaux du ciel (pluies, neiges) ».
Le témoignage et son emplacement
L’État et la société — p. 33.
Limites de la lecture
- La page s’appuie sur un seul témoignage direct tiré de « L’État et la société » (p. 33), car il explique explicitement l’usage que Shahrur fait du verset.
- La présence du verset dans « L’Islam et l’être humain », au sein d’une question introductive, ne suffit pas, d’après le texte fourni, à étayer une interprétation détaillée ni une critique de la tradition propre à ce verset.
- Ce qui est attribué ici à Shahrur est sa manière de raisonner, et non un jugement autonome sur l’exactitude scientifique de la généralisation concernant l’ensemble des sources.
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Lecture succincte
Shahrur en fait un exemple montrant que le Coran ouvre la voie à la connaissance scientifique de la nature, au lieu de se limiter aux lectures traditionnelles.
Axes
- Méthodologique
- Linguistique et sémantique
- Narratif et historique
Concepts associés
- Connaissance scientifique : 2
- Transformation naturelle : 2
- Déduction : 2
- Sciences de la nature : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Elle est liée à la méthode déductive et au domaine des sciences naturelles dans la lecture du texte.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Exemple : 4
Occurrences d’utilisation
- L’Islam et l’être humain, p. 40 : il en fait un exemple de la présence, dans le Coran, de connaissances relatives aux eaux souterraines et aux plantes, et affirme que la tradition n’en a pas suffisamment saisi le sens.
- Concept : connaissance scientifique
- Fonction du verset ici : exemple
- Témoignage textuel : « - { Ne vois-tu pas qu’Allah a fait descendre du ciel une eau… } (Les Groupes 21) »
- L’Islam et l’être humain, p. 42 : il le cite avec le verset de la création afin de confirmer que le texte coranique incite à comprendre les transformations naturelles selon une mentalité scientifique.
- Concept : transformation naturelle
- Fonction du verset ici : exemple
- Témoignage textuel : « - { Ne vois-tu pas qu’Allah a fait descendre du ciel une eau… } (Les Groupes 21) »
- L’État et la société, p. 33 : il le mobilise comme exemple de raisonnement déductif, du général au particulier, dans le cadre de sa méthode de connaissance.
- Concept : déduction
- Fonction du verset ici : exemple
- Témoignage textuel : « {Ne vois-tu pas qu’Allah a fait descendre du ciel une eau, puis l’a fait pénétrer en sources…} (Les Groupes 21), »
- L’État et la société, p. 153-154 : il en fait un exemple montrant que le verset ouvre la voie à la science des eaux souterraines et aux sciences végétales, et que la tradition n’a pas su en tirer parti sur le plan scientifique.
- Concept : sciences de la nature
- Fonction du verset ici : exemple
- Témoignage textuel : « {Ne vois-tu pas qu’Allah a fait descendre du ciel une eau…} (Les Groupes 21) »
- Lecture traditionnelle opposée : la tradition ne leur consacre que quelques pages, dont la plupart sont erronées.
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthode générale de construction de l’atlas.