Ce dossier réunit 3 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Certes, Abraham était une communauté, dévoué à Dieu, hanif, et il n’était pas du nombre des associateurs.
Réponse au lecteur
La question
Comment Shahrur mobilise-t-il le verset 120 d’An-Nahl, et quelle distinction en tire-t-il quant au sens de « communauté » ?
Chez Shahrur, le verset apparaît comme témoin de l’un des emplois de la racine « umm » : il relie l’expression « Abraham était une communauté » au sens d’imam et d’imamat, et attribue ce sens au rassemblement et au fait de suivre. Il s’inscrit dans une présentation qui distingue plusieurs significations de la racine, et ne constitue pas une preuve autonome du hanifisme ni de la méthode d’examen en matière de religion.
Shahrur présente la racine « umm » comme se ramifiant en plusieurs significations, notamment l’origine, la référence, le groupe et la religion ; il mentionne ensuite d’autres sens, tels que la station, le moment et l’intention. Il mobilise An-Nahl 120 pour relier la qualification d’Abraham comme « communauté » au sens d’imam et d’imamat, dont l’entrée est le rassemblement et le fait de suivre.
Le témoin et son emplacement
L’Islam et la foi — p. 179.
Limites de la lecture
- Le témoin n’établit pas que le verset soit employé pour relier la « communauté » au hanifisme abrahamique ; la mention d’Abraham comme hanif ne devient pas ici une relation interprétative autonome.
- Le témoin n’établit pas que Shahrur tire du verset une « méthode d’examen en matière de religion ».
- Le témoin n’affirme pas explicitement l’équivalence entre « communauté » et « imam » ; il relie plutôt le sens du verset à l’imam et à l’imamat sous l’angle du rassemblement et du fait de suivre.
- La simple ressemblance lexicale ne suffit pas pour rattacher ce verset à d’autres passages traitant du hanifisme ou de la religion.
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Lecture succincte
Le verset est employé pour élargir la signification de la communauté et la relier au hanifisme abrahamique ainsi qu’à la méthode d’examen en matière de religion.
Axes
- Croyant
- Méthodologique
- Linguistique et sémantique
Concepts associés
- La communauté : 2
- Le hanifisme : 2
- Abraham le hanif : 2
Sa place dans le réseau conceptuel
Il relie le sens linguistique de la communauté à la conception abrahamique du hanifisme.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Soutien : 3
Lieux d’utilisation
- L’Islam et la foi, p. 179 : il le cite pour confirmer l’étendue du sens de « umm » en arabe et dans le Coran, ainsi que le fait qu’il peut désigner le groupe et le modèle.
- Concept : la communauté
- Fonction du verset ici : soutien
- Témoin textuel : « « Certes, Abraham était une communauté, dévoué à Dieu, hanif… » (An-Nahl 120). »
- L’État et la société, p. 184 : il le cite pour confirmer que la méthode de recherche inductive ne contredit pas la foi, mais s’accorde avec le hanifisme d’Abraham.
- Concept : le hanifisme
- Fonction du verset ici : soutien
- Témoin textuel : « Et c’est un point de départ dont Dieu agrée l’auteur, comme l’indique Sa parole — exalté soit-Il — : {Certes, Abraham était une communauté, dévoué à Dieu, hanif} (An-Nahl 120). »
- Le Livre et le Coran, p. 408 : il l’utilise pour mettre en évidence Abraham comme découvreur du hanifisme dans l’univers et fondateur d’une conception de la religion comme mouvement à l’intérieur des limites.
- Concept : Abraham le hanif
- Fonction du verset ici : soutien
- Témoin textuel : « C’est ainsi qu’Abraham fut {. une communauté, dévouée à Dieu, hanif}. (An-Nahl 120). »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.