Cet axe rassemble 2 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui apparaissent autour de lui.
Texte du verset tel qu’il est cité
Certes, Je suis Dieu : il n’y a de dieu que Moi. Adore-Moi donc et accomplis la prière pour Mon rappel.
Réponse au lecteur
Question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il le verset 14 de Taha pour distinguer l’adoration de l’accomplissement de la prière ?
Shahrur emploie le verset comme preuve que l’adoration et l’accomplissement de la prière ne sont pas une seule et même chose ; les deux injonctions y sont coordonnées : « Adore-Moi », puis « accomplis la prière pour Mon rappel ». Il déduit de cette coordination que la prière, dans sa lecture, constitue un rite distinct de l’adoration ; il n’est donc pas correct de réduire l’adoration à l’accomplissement des rites à l’intérieur de la mosquée.
Shahrur s’appuie sur le verset 14 de Taha pour distinguer l’adoration de l’accomplissement de la prière, car « accomplis la prière » est coordonné à « Adore-Moi ». Shahrur affirme que la mosquée est un lieu de rappel, de glorification, d’accomplissement de la prière et d’acquittement de la zakat, et qu’il s’agit là de rites qu’il ne confond pas avec l’adoration. Il comprend de la distinction entre les deux injonctions que l’adoration ne se limite pas aux mosquées, mais se rapporte aux différents domaines de la vie et du travail.
Témoignage et emplacement
Tarissement des sources du terrorisme — p. 87.
Limites de la lecture
- Le témoignage provient de « Tarissement des sources du terrorisme », et non du « Livre et le Coran » ; quant à l’extrait attribué à la page 49 du Livre et le Coran, il s’agit de données de publication et il ne comporte aucune interprétation du verset.
- L’argument présenté établit la distinction opérée par Shahrur entre l’adoration et la prière dans son exposé, mais il ne suffit pas, à lui seul, à établir tous les détails de sa définition de l’adoration ou de la prière.
- Le témoignage ne contient aucune formulation qui étaye la lecture antérieure faisant de la prière une récitation vocale du rappel, ou assimilant l’adoration à la récitation.
Poursuivre ici
Lecture brève
Il l’emploie pour relier la prière à la récitation vocale du rappel, tout en soulignant la différence entre l’adoration et l’accomplissement de la prière.
Axes
- Foi
- Linguistique et sémantique
Concepts associés
- Récitation : 2
- Adoration : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il intervient dans la définition de la relation entre l’adoration et le rite, d’une part, et entre la récitation comme acte, d’autre part.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Appui : 1
- Distinction : 1
Lieux d’utilisation
- Le Livre et le Coran, p. 49 : il l’emploie pour relier la prière à la récitation vocale du rappel, de sorte que l’adoration réside dans la récitation elle-même et non nécessairement dans la compréhension du sens.
- Concept : récitation
- Fonction du verset ici : appui
- Témoignage textuel : « {.. ET ACCOMPLIS LA PRIÈRE POUR MON RAPPEL} (Taha 14) »
- Tarissement des sources du terrorisme, p. 87 : il s’en sert pour distinguer l’adoration de l’accomplissement de la prière, et pour établir que la prière est un rite indépendant, coordonné à l’adoration.
- Concept : adoration
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoignage textuel : « Comme l’indique la parole — Très-Haut soit-Il — : {CERTES, JE SUIS DIEU … ADORE-MOI ET ACCOMPLIS LA PRIÈRE POUR MON RAPPEL} (Taha 14) »
- Lecture traditionnelle opposée : la confusion entre la prière et l’adoration
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.