Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de cette ayat dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en la reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte de l’ayat tel qu’il est cité

Il dit : « Ô mon peuple ! Voyez-vous si je m’appuie sur une preuve évidente venant de mon Seigneur et s’Il m’a accordé une miséricorde de Sa part, qui vous est demeurée obscure, devons-nous vous l’imposer alors que vous y êtes réticents ? »

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine, dans Houd 28 : « Devrons-nous vous l’imposer alors que vous y êtes réticents ? », dans son propos sur la contrainte ?

Shahrur mobilise l’ayat pour souligner que le « kurh » désigne chez lui l’aversion et la difficulté, et que la question de Noé à son peuple exclut la possibilité de leur imposer la miséricorde ou la preuve évidente alors qu’ils y sont réticents. Cet usage s’inscrit dans une introduction plus large à sa distinction entre le kurh, en tant qu’aversion, et l’ikrah, en tant que contrainte et coercition ; toutefois, l’extrait disponible s’interrompt avant d’exposer la conclusion détaillée qu’il tire de l’ayat quant à la négation de la contrainte en religion.

Shahrur définit le « kurh » comme l’aversion et la difficulté, et rattache l’emploi de « réticents » dans Houd 28 au sens de l’aversion. Il mobilise l’ayat de Houd 28 dans le contexte de la distinction entre le « kurh » et l’« ikrah », définissant ce dernier comme une contrainte et une coercition, matérielles ou morales.

Le témoignage et sa localisation

Tarir les sources du terrorisme — p. 157.

Limites de la lecture

  • Le témoignage est tronqué et s’achève avant la fin de la formule de Shahrur concernant ce qui « résulte » de la méditation de l’ayat de Houd 28.
  • Son propos sur l’aversion dans « réticents » ne doit pas être transformé en un jugement détaillé sur la liberté de croyance ou la législation sans le texte qui suit.
  • L’ayat elle-même traite de la preuve évidente et de la miséricorde dans l’adresse de Noé à son peuple ; son rattachement à un principe général concernant la contrainte exige de suivre le raisonnement complet de Shahrur, et non la seule ressemblance lexicale.

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Lecture succincte

L’ayat est présentée comme une entrée vers le sens d’une obligation imposée à contre-cœur, en prélude à la négation de la contrainte en religion.

Axes

  • Législatif
  • Politique et social

Concepts associés

  • La contrainte : 2
  • L’obligation imposée à contre-cœur : 1
  • La négation de la contrainte en religion : 1

Sa place dans le réseau des concepts

Elle constitue un arrière-plan conceptuel pour comprendre la négation de la contrainte dans le domaine législatif et social.

Rôle de l’ayat dans l’argumentation

  • Contexte : 1

Lieux d’utilisation

  • Tarir les sources du terrorisme, p. 157 : il en fait une entrée pour dégager le sens d’une obligation imposée à contre-cœur, en prélude à la négation de la contrainte en religion.
    • Concept : la contrainte
    • Fonction de l’ayat ici : contexte
    • Témoignage textuel : « Et c’est au sens de l’aversion qu’est venue la parole divine, rapportant les mots de Noé à son peuple : {Il dit : “Ô mon peuple ! Voyez-vous si je m’appuie sur une preuve évidente venant de mon Seigneur et s’Il m’a accordé une miséricorde de Sa part, qui vous est demeurée obscure, devons-nous vous l’imposer alors que vous y êtes réticents ?”} (Houd 28). »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.