Cet axe rassemble 3 occurrences de l’emploi de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Nous te racontons le plus beau des récits par ce que Nous t’avons révélé de ce Coran, alors qu’auparavant tu étais certes parmi les inattentifs.

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Nous te racontons le plus beau des récits… alors qu’auparavant tu étais parmi les inattentifs » dans son propos sur l’invisible et le temps ?

Shahrur utilise le verset comme exemple du fait que les récits coraniques relèvent de « l’invisible du passé » : c’est-à-dire les informations relatives aux communautés et aux époques anciennes qui ne faisaient pas partie des connaissances du Prophète avant la révélation. Il évoque également, dans un autre passage, l’emploi de « auparavant » comme indicateur temporel du passé par rapport à l’être humain. Ce témoignage ne démontre pas, à lui seul, davantage que cet usage au sein de sa construction du concept d’invisible ; il ne tranche pas toutes les significations des récits coraniques et ne fournit pas une preuve indépendante concernant des détails historiques particuliers.

Shahrur affirme que « l’invisible du passé » concerne les descendants des communautés disparues et les époques révolues, et il fait des récits coraniques son exemple le plus marquant en citant Joseph 3.

Le témoignage et son emplacement

L’Islam et l’être humain — p. 40.

Limites de la lecture

  • Le témoignage atteste l’emploi que Shahrur fait du verset dans sa définition de l’invisible du passé ; il ne suffit pas, à lui seul, à établir la validité de cette définition ni à l’imposer aux lecteurs.
  • L’affirmation selon laquelle « avant » indique ici une antériorité temporelle est attestée dans l’exposé de Shahrur, mais elle n’implique pas à elle seule la construction d’une théorie complète du temps ou de l’invisible.
  • Ce témoignage n’établit pas que tous les récits coraniques se limitent à une fonction d’information historique, et ne traite pas les autres finalités du verset ou de la sourate.

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Lecture succincte

Le verset est cité pour affirmer que les récits coraniques relèvent de l’invisible du passé et que l’expression « auparavant » indique une antériorité temporelle claire.

Axes

  • Narratif et historique
  • Méthodologique
  • Linguistique et sémantique

Concepts associés

  • Invisible du passé : 2
  • Temps : 2
  • Antériorité : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il est lié à la détermination de la place des récits dans le temps et à la compréhension des outils de signification.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Appui : 2
  • Exemple : 1

Lieux d’utilisation

  • L’Islam et l’être humain, p. 40 : il le cite pour affirmer que les récits coraniques relèvent de l’invisible du passé que Dieu a révélé au Prophète ﷺ.
    • Concept : invisible du passé
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « — { Nous te racontons le plus beau des récits … } (Joseph 3) »
  • Les récits coraniques, t. 1, p. 128 : il le donne comme exemple de « min qabl » (« auparavant »), en tant qu’indication d’un passé temporel antérieur et non d’une autre signification.
    • Concept : temps
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « Ou précédée d’une préposition, comme dans la parole divine : {Nous te racontons… alors qu’auparavant tu étais certes parmi les inattentifs} (Joseph : 3) »
  • Les récits coraniques, t. 2, p. 128 : il le cite pour clarifier que (min qabl) vient précédé d’une préposition et exprime une antériorité temporelle claire avant la révélation.
    • Concept : antériorité
    • Fonction du verset ici : exemple
    • Témoignage textuel : « Ou précédée d’une préposition, comme dans la parole divine : {… alors qu’auparavant tu étais certes parmi les inattentifs} (Joseph : 3) »

Livres associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.