La relation
Cette relation signifie que le pouvoir politique n’acquiert pas sa légitimité d’une délégation religieuse directe, ni d’une classe cléricale, mais du consentement des gens et de leur bai‘a, ainsi que de l’organisation du gouvernement par la loi. La légitimité passe ainsi d’une source située au-dessus de la société à une relation civile au sein de la société, où le pouvoir devient responsable devant les gens et ne parle pas au nom de Dieu.
Pourquoi est-elle importante ?
Cette relation montre que l’État civil chez Shahrur n’est pas seulement une administration neutre, mais une structure politique qui retire au pouvoir son caractère sacré. La loi, la citoyenneté et le bai‘a humain ne sont pas des détails d’organisation, mais des conditions qui empêchent de transformer la religion en couverture de l’autoritarisme, de l’hérédité ou de la contrainte.
Témoignages proches
- Le Coran dans la pensée contemporaine via la légitimité politique vient du bai‘a humain
- Témoignage : la légitimité politique est tirée des humains par le bai‘a, non d’une délégation divine directe.
- Le Coran dans la pensée contemporaine via l’État civil dans le message muhammadien tire sa légitimité des humains et gouverne par la loi
- Témoignage : l’État civil réunit la loi, la citoyenneté, les droits et une source humaine de légitimité.
- Le Coran dans la pensée contemporaine via l’État est administré par la loi, non par la contrainte religieuse
- Témoignage : la gestion de l’État repose sur la loi et la citoyenneté, non sur l’imposition de la religiosité.
Son impact dans l’atlas
Cette relation relie le parcours État et religion au parcours unicité et pluralité, car elle fait du retrait de la sacralité du pouvoir une étape de la transition d’un gouvernement unitaire vers l’État civil.