Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrour, et la manière dont cette relation intervient dans la construction du sens.
Sens de la relation
Cette relation signifie que l’injustice ne se produit que de la part d’un agent qui possède une volonté libre et choisit l’acte délibérément. Le sens ici n’est donc pas que toute faute soit injustice, mais que l’injustice, dans cette conception, soit un acte conscient et intentionnel, accompli en sachant qu’il est erroné ; elle ne peut donc être attribuée à celui à qui la volonté a été retirée. Le témoin souligne que la réalisation de l’injustice est conditionnée par la liberté de choix, et que l’exemple d’Adam clarifie ce sens, puisqu’il a été qualifié d’injuste lorsqu’il a délibérément contrevenu à l’interdiction concernant l’arbre.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : l’injustice
- Relation : requiert
- Second pôle : volonté libre
Preuve
- L’État et la société via L’injustice a besoin de liberté
- Témoin : - Chez Shahrour, l’injustice n’est pas une simple erreur passagère, mais une décision consciente et délibérée, prise en sachant qu’elle est erronée.
- La réalisation de l’injustice est conditionnée par l’existence d’une volonté libre ; celui à qui la volonté a été retirée n’est pas injuste.
- Adam représente le premier passage à l’humanité ; c’est pourquoi il fut le premier à être qualifié d’injuste lorsqu’il a délibérément contrevenu à l’interdiction concernant l’arbre.
Son effet sur la carte cognitive
Cette relation acquiert son importance parce qu’elle relie un concept moral et un concept humain fondateur dans l’édifice intellectuel général. Elle fait ainsi de l’injustice une réalité liée à la responsabilité et au choix, et non au seul fait qu’un tort se soit produit ; elle distingue donc l’acte non intentionnel de l’acte injuste. Elle aide aussi à situer l’être humain dans le réseau conceptuel comme un être libre et comptable de ses actes, et montre que la compréhension de l’injustice chez Shahrour s’inscrit dans une vision plus large de l’État, de la société, de l’être humain et de la conscience de l’acte.