Cette page explique une relation conceptuelle entre deux pôles dans la pensée de Shahrour, et comment cette relation fonctionne dans la construction du sens.
Dans une famille plus large
Cette formulation relève du champ de la distinction sémantique entre le ḥabar et le naǧb. Le témoin qu’elle mobilise indique la dimension du présent ou de l’invisible, et la famille englobante met les deux termes en opposition dans une seule relation entre ce qui est observé et ce qui dépasse l’observation.
Sens de la relation
Le sens ici est que le naǧb est une information liée à l’invisible, c’est-à-dire à ce qui n’est pas directement perçu par les sens ni par l’observation, qu’il s’agisse d’un invisible passé ou futur. Le témoin montre que le naǧb est une information portant sur cet invisible, et qu’elle se présente généralement de manière brève et condensée.
Les deux pôles de la relation
- Premier pôle : le naǧb
- Relation : est lié
- Second pôle : à l’invisible
Preuve
- Le récit coranique vol. 1 via Le naǧb est lié à l’invisible
- Témoin : - Le naǧb : information sur un invisible passé ou futur, présentée de manière condensée et brève.
Son effet dans la carte cognitive
Cette relation montre la place du naǧb dans la carte conceptuelle en tant que type d’information qui ne se limite pas aux faits observables, mais s’étend à ce qui dépasse le présent connu. Elle relie donc le concept de naǧb au domaine de l’invisible, et aide à le distinguer de l’information ordinaire, tout en éclairant son rôle dans la construction du savoir coranique autour de ce qui est resté caché du passé et du futur.