Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents livres, et relie ses usages multiples.

Cette entrée relève du lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se référer à les grands thèmes de Shahrur et à les concepts communs.

Le sens chez Shahrur

L’unicité est un mode de structure fermée qui s’arroge la possession de la vérité et refuse de reconnaître l’autre ; elle est donc associée à l’injustice, au despotisme, au retard et à la ruine. Elle apparaît ici comme l’opposé du pluralisme, et sa persistance porte en elle les causes de son effondrement.

Distinctions

  • Elle diffère du pluralisme parce qu’elle repose sur l’exclusion et l’appropriation exclusive, et non sur l’acceptation de la diversité et du partage
  • Elle n’est pas comprise ici comme une qualité divine, mais comme un mode social et politique qui conduit au despotisme et à la ruine.

Occurrences dans ses livres

  • L’État et la société : l’unicité, dans ce livre, est la structure fermée qui monopolise la vérité et exclut l’autre ; c’est pourquoi elle est liée chez Shahrur au retard, à la tyrannie et à la ruine. Il la présente comme l’opposé du pluralisme, et estime que les systèmes unitaires portent en eux les germes de leur disparition

Ce qui lui est adjacent et ce qui la distingue

  • le pluralisme
  • les systèmes unitaires portent en eux les germes de leur disparition
  • l’unicité conduit au despotisme et à la ruine
  • l’unicité conduit à la ruine
  • l’unicité produit l’injustice, le despotisme et la ruine
  • l’unicité produit le village injuste
  • l’unicité est une propriété divine et non sociale
  • l’unicité est une propriété divine et non un modèle humain
  • l’unicité et le despotisme conduisent à la ruine
  • les systèmes unitaires modernes sont la continuation du village
  • l’histoire sociale tend de l’unicité vers le pluralisme
  • l’histoire et la société jugent l’unicité comme injuste et vouée à la ruine