Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrur à travers ses différents ouvrages, et établit les liens entre ses usages multiples.
Cette entrée appartient au lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se référer à les grands thèmes de Shahrur et à les concepts partagés.
Le sens chez Shahrur
L’interdiction est l’attribution du caractère prohibitif, sous forme d’obligation religieuse, à Dieu seul ; nul être humain, nulle autorité, nul État ne peut en disposer. On la comprend comme une limite doctrinale qui distingue ce que Dieu a rendu interdit de ce que les gens posent comme lois ou comme ordres réglementaires.
Les distinctions
- Elle ne coïncide pas avec la législation humaine ; la législation relève de l’élaboration des lois et de l’organisation, alors que l’interdiction relève d’une prérogative divine.
- Elle n’est pas équivalente à une interdiction administrative ou juridique ; car ces instruments de contrôle terrestre ne confèrent pas à la chose le statut d’interdiction religieuse.
Passages dans ses livres
- Guide pour une lecture contemporaine de la Révélation sage : Shahrur y fait de l’interdiction une compétence strictement divine, et refuse d’en transférer la prérogative aux humains ou à l’État. Il distingue ainsi l’interdiction religieuse des instruments d’interdiction, d’ordre et de défense dans le domaine juridique
Ce qui l’entoure et s’en distingue
- L’interdiction et la législation humaine constituent deux domaines séparés
- La séparation entre le divin et l’humain dans la législation et le message
- La restriction de l’interdiction à Dieu