Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrour à travers ses différents ouvrages, et relie ses usages multiples.

Cette entrée appartient au lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter à les grands thèmes de Shahrour et à les concepts communs.

Le sens chez Shahrour

Le témoin est celui qui accomplit un témoignage fondé sur la connaissance et l’inférence, et non sur la seule présence directe. Ainsi, la preuve et la raison entrent dans le sens du témoignage religieux, de sorte que le témoignage devient une position cognitive par laquelle la vérité est établie et à laquelle on peut se référer comme argument.

Les distinctions

  • Il diffère du témoignage en tant que terme général ; ici, le témoin est celui qui accomplit l’acte testimonial fondé sur la connaissance et l’inférence
  • Il n’est pas l’équivalent du martyr ; car le témoin atteste par la connaissance et la preuve, et non au sens du meurtre ou du combat.
  • Ici, il ne se comprend pas comme l’opposé de la mécréance ou du polythéisme dans une dimension combattante, mais dans une dimension cognitive.
  • Il est lié, par le sens, au concept d’engagement volontaire dans le pacte de l’islam, mais il n’est pas ce pacte lui-même.

Passages de ses ouvrages

  • L’islam et la foi : le témoin est celui qui fournit un témoignage cognitif et inférentiel, et non un témoignage de présence directe. Ainsi, Shahrour fait de la connaissance rationnelle et de la preuve une partie du concept de témoignage religieux

Ce qui lui est voisin et ce qui s’en distingue

  • le témoignage
  • distinguer le témoin du martyr
  • distinguer le martyr du témoin
  • chez Shahrour, les concepts de mécréance, de polythéisme et de témoignage sont cognitifs et non combattants