Ce qui est entendu ici
Cette entrée appartient au glossaire shahrurien. Par « action », on n’entend pas ici tous les usages possibles du mot, mais le sens qu’énonce le passage cité : un mouvement conscient de portée générale. Elle s’oppose à l’acte en tant qu’action déterminée.
Ce qui est attribué à Shahrur
Le passage cité énonce : « L’action est un mouvement conscient général, et l’acte est une action déterminée. » Le texte établit ainsi deux définitions opposées : le caractère général de l’action d’une part, la détermination de l’acte d’autre part.
Voir : L’action générale et l’acte particulier.
Explication de l’atlas
L’atlas présente le rapport entre l’action et l’acte comme une différence sémantique établie dans la formulation même : l’acte relève de l’action en ce qu’il est une « action », mais il est qualifié de « déterminé », tandis que l’action est qualifiée de « générale ». L’entrée n’assimile donc pas les deux termes.
Cette distinction se lit dans le cadre de la synonymie et des différences sémantiques.
Inférence circonscrite
Si l’on s’en tient aux limites de l’énoncé, on peut dire que « l’action » est le terme le plus large dans cette paire et que « l’acte » désigne l’action lorsqu’elle se trouve déterminée. Il s’agit d’une inférence synthétique tirée de la qualification de l’un comme général et de l’autre comme déterminé, et non d’une définition supplémentaire extérieure au passage cité.
Question ouverte et limites de la preuve
Le seul passage disponible n’indique pas comment Shahrur définit la bonne action, ni n’établit que la bonté soit une qualification normative de l’action ou de son effet. Il ne suffit pas non plus à établir un lien détaillé entre l’action et la responsabilité humaine. Pour le contexte thématique plus large, voir L’être humain, la liberté et la responsabilité.