Cette entrée lexicale rassemble le sens terminologique de ce terme chez Shahrour à travers ses différents ouvrages, et relie ses usages multiples.

Cette entrée appartient au lexique shahrourien. Pour une lecture par axe, on peut se reporter à les grandes thématiques de Shahrour et à les concepts communs.

Le sens chez Shahrour

Dieu est le référent suprême et unique en matière de licite et d’illicite ; ni un messager, ni un juriste, ni un État ne partagent avec lui cette prérogative. Cette exclusivité divine est posée comme fondement de la critique de la prétention humaine à exercer une autorité en matière de législation religieuse, et comme moyen de distinguer le jugement religieux de l’organisation du domaine politique et juridique.

Les distinctions

  • Il ne se confond pas avec un messager, un juriste ou un État ; ceux-ci peuvent transmettre, exercer l’ijtihad ou organiser, mais ils ne possèdent pas le pouvoir de créer le licite et l’illicite
  • Il ne se confond pas avec la notion d’État civil ; l’État régule l’espace public par la loi, tandis que l’analyse et l’interdiction appartiennent à Dieu seul.

Passages de ses ouvrages

  • L’islam et l’homme : Dieu est l’unique référent en matière de licite et d’illicite, et ni un messager, ni un juriste, ni un État ne le partagent dans cette prérogative. La source pose ce monopole divin comme base de la critique du pouvoir des hommes dans la législation religieuse, et de sa séparation d’avec l’organisation politique et juridique

Ce qui l’entoure et le distingue

  • L’islam est un cadre de valeurs humaines plus large que l’appartenance croyante particulière
  • L’islam précède historiquement et conceptuellement la spécificité de la mission muhammadienne
  • L’islam, comme horizon humain général, est plus large que la foi muhammadienne particulière
  • L’islam dépasse l’appartenance étroite
  • La distinction entre péché, faute et transgression répartit la responsabilité entre pardon, rectification et obstination
  • La liberté et les valeurs humaines constituent le critère de l’islam et le ressort de la résistance à la tyrannie
  • L’État civil régule l’espace public par la loi, non par l’interdiction religieuse
  • Les péchés commis à l’égard de Dieu sont susceptibles de pardon
  • Dieu seul détient le pouvoir de déclarer licite et illicite
  • Comprendre l’islam exige de partir du Coran selon une méthode de lecture ordonnée qui établit la distinction des termes
  • Les notions de loyauté, de mécréance et d’associationnisme sont relues sur une base axiologique et non identitaire