Cette page ajuste trois termes proches dans la lecture structurelle des droits au sein du projet de Shahrour. Les confondre affaiblit l’étude, car chaque terme opère dans un registre différent : l’être humain et la dignité, le dommage et la réparation, et enfin l’État civil et la loi.
Question de la page
Comment distinguer, dans le matériau de l’atlas, les droits de l’homme, les droits des gens et les droits publics ?
Réponse brève
Les droits de l’homme constituent un terme englobant pour la question de la liberté, de la dignité, des droits et des libertés publiques. Les droits des gens apparaissent lorsqu’un dommage survient et nécessite réparation ou indemnisation : le simple repentir ou le pardon individuel ne suffit pas. Quant aux droits publics, ils relèvent de l’action de l’État civil et du droit : protéger l’espace public contre la contrainte, la discrimination et le monopole religieux.
Droits de l’homme
Les droits de l’homme apparaissent dans l’atlas à travers la liberté, la dignité, l’État civil et la citoyenneté. Leur appui interne le plus proche est la liberté est le fondement de la dignité humaine, puis l’État civil repose sur les droits et les libertés et les finalités de la charia sont des droits et des libertés.
L’usage de ce terme dans l’étude doit rester un cadre de lecture, et non une attribution directe à une théorie juridique achevée chez Shahrour.
Droits des gens
Les droits des gens se rapprochent davantage du domaine du dommage et de la responsabilité pratique. Ils apparaissent dans la distinction entre péché, mauvaise action et faute : le péché lié au droit de Dieu peut être pardonné, tandis que la mauvaise action qui touche autrui nécessite réparation ou indemnisation.
Lire ici :
- la distinction entre péché, mauvaise action et faute
- les mauvaises actions sont expiées par la réparation
- mauvaise action
Droits publics
Les droits publics apparaissent dans l’action de l’État civil. L’État gère l’espace public par la loi et laisse à la conscience des gens et à leur religiosité le domaine du choix.
Lire ici :
- l’État civil est responsable des droits publics
- l’État civil protège les droits
- Centre conceptuel : l’État civil
Effet de cette distinction sur l’étude
- Lorsque l’on parle de liberté, de dignité et de citoyenneté, utiliser droits de l’homme comme cadre général.
- Lorsque l’on parle de dommage, de réparation et d’indemnisation, utiliser droits des gens.
- Lorsque l’on parle de l’État, de la loi et de l’espace public, utiliser droits publics.
- Lors de la comparaison avec les chartes internationales, signaler que les termes ne coïncident pas automatiquement, et que la comparaison exige un médiateur éditorial.