Cette page clôt une boucle essentielle dans la lecture de Shahrur et les droits de l’homme : comment la liberté passe-t-elle d’une valeur humaine à des droits au sein d’un État ?

Chez Shahrur, la liberté de l’individu ne suffit pas à elle seule. La liberté a besoin d’une constitution, d’une loi, d’une citoyenneté et d’un État civil qui empêchent la contrainte religieuse et politique, et protègent l’espace public du pouvoir sacralisé, confessionnel ou coutumier.

L’idée centrale

L’État civil chez Shahrur n’est pas seulement une administration neutre, mais un cadre de protection des droits et des libertés. Il sépare la croyance et le culte d’un côté, et la loi, la citoyenneté et les droits publics de l’autre. Dès lors, la question des droits devient ici : qui protège l’être humain contre le pouvoir lorsqu’il parle au nom de la religion, du groupe ou du droit jurisprudentiel ?

Les preuves les plus solides

L’État protège les droits et les libertés : attesté par l’État civil repose sur les droits et les libertés. La force de cet élément tient au fait qu’il relie l’État civil au pluralisme, aux droits et aux libertés, sans imposer un seul modèle aux gens.

L’État ne gère pas la croyance : attesté par l’État civil protège les droits. La force de cet élément est qu’il limite la fonction de l’État à la protection des droits, et non à la gestion de la croyance et du culte.

Les droits publics relèvent d’une responsabilité civique : attesté par l’État civil est responsable des droits publics. Cet élément est important parce qu’il distingue les droits publics de la contrainte religieuse.

La constitution est un contrat social : attesté par la constitution en tant que contrat social humain. Cela signifie que, chez lui, la norme politique est une forme humaine révisable, et non un texte sacré fermé.

La citoyenneté est une égalité juridique : attesté par la citoyenneté repose sur la loi et l’égalité. Ici, les droits sortent de la logique de l’appartenance confessionnelle ou ethnique pour entrer dans la logique du droit.

Comment l’argument fonctionne-t-il ?

  1. L’être humain est libre et responsable.
  2. La dignité a besoin d’être protégée contre la contrainte et la discrimination.
  3. L’État civil organise l’espace public par la loi.
  4. La citoyenneté fait des droits et des devoirs une relation partagée entre les personnes.
  5. La limitation de l’interdiction empêche les êtres humains de transformer des choses licites en interdits religieux au nom du pouvoir.

C’est pourquoi cette page se lit avec la souveraineté divine, l’interdiction et la loi, car la séparation entre le droit civil et l’interdiction religieuse est une condition décisive de la protection des droits.

Que démontre cet axe ?

Il démontre que, dans le projet de Shahrur, il existe une conception forte des droits publics au sein d’un État civil : liberté, pluralisme, citoyenneté, loi, constitution et égalité. Il démontre aussi que l’État n’a pas le pouvoir d’imposer la croyance ou le culte, mais qu’il protège l’espace public et préserve les droits des gens.

Que ne démontre-t-il pas à lui seul ?

Cet axe ne suffit pas, à lui seul, pour construire une théorie constitutionnelle complète. Après examen du paquet relatif au jugement, à la vie privée et au recours, il n’y a pas ici de preuve des mécanismes de procès équitable, de contrôle judiciaire, de recours, de vie privée ou de garanties de réparation en tant que droits procéduraux détaillés. Ce qui est établi, c’est le principe de l’État civil, de la loi et des droits publics.

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