Cette entrée rassemble 3 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

وَمَا كَانَ لِنَفْسٍ أَنْ تَمُوتَ إِلَّا بِإِذْنِ اللَّهِ كِتَابًا مُؤَجَّلًا

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur lit-il la parole divine : « وما كان لنفس أن تموت إلا بإذن الله كتابًا مؤجلًا » ?

Shahrur lit le verset en qualifiant la mort de « Livre différé » : c’est-à-dire comme un phénomène comportant des causes et des éléments multiples, et la mort — dans sa présentation — ne survient qu’à la réunion de ses éléments. Il relie cela aux lois objectives qui régissent la vie sur terre et estime que l’être humain peut en retarder certaines causes par sa capacité à agir sur les circonstances environnantes, non abolir le phénomène même de la mort.

Shahrur mobilise le verset pour expliquer la mort comme un « Livre » comportant des causes, des éléments et des possibilités multiples, et différé jusqu’à la réunion de ces éléments. Il relie cette compréhension à ce qu’il appelle les « lois objectives » que Dieu a établies pour la terre, et mentionne les maladies, les accidents, les catastrophes et les guerres comme exemples de causes possibles de la mort.

Le témoignage et sa source

Tarir les sources du terrorisme — p. 19.

Limites de cette lecture

  • La lecture présentée ici correspond à l’usage que Shahrur fait du verset ; elle ne prétend pas en exposer le sens exégétique général ou unique.
  • L’expression « بإذن الله » figure dans le texte du verset, mais le témoignage principal concentre son explication sur les causes, les éléments et les lois objectives, sans proposer d’analyse autonome du sens de « l’autorisation ».
  • L’affirmation selon laquelle la mort peut être différée chez Shahrur est limitée par sa formule : « selon la décision de l’être humain et sa capacité à maîtriser les choses qui l’entourent » ; elle ne revient ni à nier la mort ni à la maîtriser absolument.

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Lecture succincte

Chez Shahrur, le verset établit que la mort est liée à un terme déterminé, régi par des lois et des conditions, et que l’âme meurt avec l’autorisation de Dieu, non de manière fortuite.

Axes

  • Méthodologique
  • Religieux
  • Linguistique et sémantique

Concepts associés

  • Le terme : 3
  • L’âme : 2
  • La mort différée : 1
  • Les lois écrites : 1

Sa place dans le réseau des concepts

Il est lié à l’idée du terme en tant que loi, ainsi qu’à la distinction de l’âme matérielle dans la construction de la lecture contemporaine.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Appui : 2
  • Fondation : 1

Lieux d’utilisation

  • L’islam et la foi, p. 44 : il le cite pour confirmer que la mort est un Livre différé régi par des conditions objectives, comme les autres lois écrites.
    • Concept : le terme
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « {وَمَا كَانَ لِنَفْسٍ أَنْ تَمُوتَ… كِتَابًا مُؤَجَّلًا…} (آل عمران ١٤٥). »
  • Tarir les sources du terrorisme, p. 19 : il explique par ce verset que la mort est différée jusqu’au moment où ses causes se réunissent ; elle est donc un « Livre » au sens d’une loi assortie de conditions.
    • Concept : le terme
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « {وَمَا كَانَ لِنَفْسٍ أَنْ تَمُوتَ إِلَّا بِإِذْنِ اللَّهِ كِتَابًا مُؤَجَّلًا} (آل عمران ١٤٥) »
  • Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage, p. 60 : il définit l’âme matérielle comme celle qui meurt avec l’autorisation de Dieu à un terme déterminé.
    • Concept : l’âme
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Témoignage textuel : « D’un point de vue matériel, elle est tout être vivant … et elle est l’âme que frappe la mort, conformément à la parole divine : { وَمَا كَانَ لِنَفْسٍ أَنْ تَمُوتَ … } (آل عمران ١٤٥). »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.