Cet axe rassemble 3 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Il n’appartient ni à un croyant ni à une croyante, lorsque Dieu et Son Messager ont décidé d’une affaire, d’avoir encore le choix dans leur affaire…

Réponse au lecteur

La question

Où se situe ce verset, comment Shahrur s’en sert-il pour distinguer le décret irrévocable de l’ordre législatif, et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?

Le verset se trouve dans la sourate Les Coalisés (36). Shahrur y voit la preuve que ce qui y est mentionné n’est pas un décret irrévocable ni une inscription éternelle de l’événement, mais un ordre et une interdiction dont la transgression entraîne la qualification de désobéissance ; il applique cela à l’exemple du mariage de Zayd et Zaynab dans le cadre de sa critique de la compréhension du destin comme accomplissement inéluctable d’un savoir éternel.

Shahrur lit le verset comme un ordre et une interdiction, non comme un décret irrévocable, et fait de la mention du choix et de la désobéissance un indice de cette distinction ; il nie donc que le mariage de Zayd et Zaynab ait été écrit de toute éternité.

Le témoin et son emplacement

L’État et la société — p. 24.

Limites de la lecture

  • Le témoin établit l’usage que fait Shahrur du verset pour nier le caractère de décret irrévocable dans l’exemple mentionné, mais il n’établit pas que l’ordre législatif a été émis après l’événement particulier.
  • Le témoin n’affirme pas que le décret soit ici lié à une loi révélée, ni ne prouve une généralisation du verset à tous les événements ou jugements.
  • Ce seul témoin ne permet pas de déduire une règle générale quant à la synonymie, ou à son absence, entre les termes de décret, destin et choix.

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Lecture brève

Le verset est employé pour distinguer un jugement lié à un événement particulier de toute généralisation déterministe, et pour rattacher le décret à la loi révélée.

Axes

  • Législatif
  • Méthodologique
  • Politique et social

Concepts associés

  • le choix : 2
  • le décret : 2
  • le contexte : 2
  • l’événement particulier : 1

Sa place dans le réseau des concepts

Il s’inscrit dans le réseau de distinction entre le particulier et le général, ainsi qu’entre le décret et la personnalisation.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Distinction : 2
  • Fondation : 1

Occurrences d’utilisation

  • L’État et la société, p. 24 : il y affirme que la négation du choix dans le verset ne signifie pas un déterminisme éternel, mais qu’il s’agit d’un ordre législatif émis après un événement déterminé.
    • Concept : le choix
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Témoin textuel : «{Il n’appartient ni à un croyant ni à une croyante, lorsque Dieu et Son Messager ont décidé d’une affaire…} (Les Coalisés 36).»
    • Lecture traditionnelle opposée : comprendre le verset comme une preuve du décret déterministe du destin
  • L’État et la société, p. 233 : il s’en prévaut pour affirmer que l’autorité judiciaire est liée à la loi révélée, non aux personnes des juges.
    • Concept : le décret
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Témoin textuel : «Cela a été conféré depuis le rang de la mission prophétique dans Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {Il n’appartient ni à un croyant ni à une croyante …} (Les Coalisés 36)»
  • Tarir les sources du terrorisme, p. 232 : il distingue un contexte particulier relatif à l’événement de Zaynab de la transformation du verset en législation générale, et refuse sa généralisation par les juristes.
    • Concept : le contexte
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Témoin textuel : «Nous lisons Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {Il n’appartient ni à un croyant ni à une croyante…} (Les Coalisés 36) ; ce verset, dans son contexte, parle d’un événement précis avec le Messager et Zaynab… mais il ne s’agit pas d’une législation, c’est un récit.»
    • Lecture traditionnelle opposée : selon la conception des vénérables savants, fondée sur l’idée que les savants sont les héritiers des prophètes, ils en sont venus à marier qui ils voulaient par leur propre décision en utilisant ce verset

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Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.