Cet axe rassemble 2 occurrences d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui les entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Certes, Dieu et Ses anges prient sur le Prophète. Ô vous qui croyez, priez sur lui et adressez-lui vos salutations.
Réponse au lecteur
La question
Comment Shahrur lit-il la parole divine : « Certes, Dieu et Ses anges prient sur le Prophète… », et que signifie, dans ce verset, prier sur le Prophète ?
Shahrur lit le verset à partir de sa distinction entre la « ṣalwa » rituelle, qu’il comprend comme station debout, position assise, inclinaison et prosternation, et la « ṣalāt », qu’il comprend comme lien, glorification et invocation. Sur cette base, il estime que « ils prient sur le Prophète » ne signifie pas accomplir des gestes rituels sur le Prophète, mais désigne l’existence d’un lien entre Dieu, Ses anges et le Prophète, et que les croyants sont appelés à établir un lien avec lui et à le saluer. Il mentionne que certains ont interprété ce lien comme une invocation, mais le considère comme plus large que la seule invocation, en s’appuyant sur la mention du Prophète dans l’appel à la prière et dans le tachahhud.
Shahrur distingue entre « ṣalwa » et « ṣalāt » : la première désigne chez lui la station debout, la position assise, l’inclinaison et la prosternation ; la seconde désigne un lien, une glorification et une invocation issus de la reconnaissance du lien du serviteur avec son Seigneur. Shahrur mobilise Les Coalisés 56 pour refuser de donner à « ils prient » et à « priez » le sens de s’incliner et de se prosterner sur le Prophète, car cette compréhension conduirait — selon sa présentation — à attribuer ces actes à Dieu et à Ses anges. Il comprend le verset comme établissant un lien entre Dieu et Ses anges, d’une part, et le Prophète, d’autre part, et comme ordonnant aux croyants d’établir un lien avec le Prophète et de le saluer. Shahrur ne se contente pas de définir ce lien comme une invocation : il rapporte que certains exégètes l’ont dit, puis affirme qu’il est, à son sens, plus large que l’invocation, en reliant cette opinion à la mention du Prophète dans l’appel à la prière et le tachahhud.
Le témoignage et son emplacement
L’Islam et la foi — p. 254.
Limites de la lecture
- Cette présentation documente la lecture propre à Shahrur des termes, telle qu’il la formule dans la source, et ne tranche pas le sens exégétique du verset en dehors de ce cadre.
- Cette lecture se limite au sens explicitement formulé par le témoignage à l’endroit indiqué.
- Le texte cité s’interrompt après l’expression « il a prié » ; il ne faut donc pas attribuer à ce témoignage un développement ultérieur sur le statut des formules de prière sur le Prophète.
- Le témoignage joint du « Livre et le Coran » ne concerne pas le verset des Coalisés 56 et n’apporte aucun élément de preuve à cette page.
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Lecture brève
Chez Shahrur, ce verset est lu pour définir la prière sur le Prophète comme un lien plutôt que comme un rite corporel, et pour souligner que la coordination indique la différence, non la synonymie.
Axes
- De foi
- Linguistique et sémantique
Concepts associés
- La prière sur le Prophète : 2
- La coordination d’éléments distincts : 2
Sa place dans le réseau conceptuel
Il relie le sens croyant de la relation au Prophète à la signification linguistique de la construction coordonnée.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Distinction : 1
- Appui : 1
Lieux d’utilisation
- L’Islam et la foi, p. 254 : il l’interprète comme un lien entre les croyants et le Prophète, tout en refusant de le comprendre comme une inclinaison et une prosternation sur le Prophète.
- Concept : la prière sur le Prophète
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoignage textuel : « Si nous nous arrêtons devant la parole divine : {Certes, Dieu et Ses anges prient sur le Prophète…} (Les Coalisés 56), et si nous comprenons que le verbe “ils prient” et le verbe “priez” relèvent de la ṣalwa… »
- Lecture traditionnelle opposée : certains ont compris que les croyants étaient ordonnés d’accomplir la ṣalwa de l’inclinaison et de la prosternation sur le Prophète
- Le Livre et le Coran, p. 45 : il le cite comme exemple du fait que la coordination dans la langue arabe indique la différence, non la synonymie.
- Concept : la coordination d’éléments distincts
- Fonction du verset ici : appui
- Témoignage textuel : « Les exemples en sont nombreux dans la Révélation sage, parmi lesquels la parole divine : {Certes, Dieu et Ses anges prient sur le Prophète…} (Les Coalisés 56) »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.