Cet axe rassemble 5 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Dis : « Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes… le péché et la transgression sans droit… »

Réponse au lecteur

La question

Où Shahrur cite-t-il Al-A‘râf 33, quelle distinction en tire-t-il et quelle fonction le verset remplit-il dans son argumentation ?

Shahrur cite ce verset dans « Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage » (p. 18), dans le cadre de son propos sur l’interdiction de parler au nom de Dieu. Dans son explication, il en déduit l’interdiction d’ajouter des interdits à ceux que Dieu a établis, ou de déclarer licite ce qu’Il a interdit. Dans son argumentation, sa fonction est de délimiter le champ de l’interdiction et de l’effort d’interprétation, et non d’établir un sens fondé sur le non-dit.

Shahrur s’appuie sur Al-A‘râf 33 pour affirmer qu’il est interdit de parler au nom de Dieu, et il interprète cette parole comme incluant l’ajout d’interdits aux interdits de Dieu ou la déclaration licite de l’un de Ses interdits. Il relie cet encadrement à son affirmation selon laquelle l’effort d’interprétation humain porte sur la spécification des quatorze interdits et sur la restriction du licite.

Extrait et emplacement

Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage — p. 18.

Limites de la lecture

  • L’extrait n’établit pas que le verset lui-même énumère les quatorze interdits, ni qu’il soit la source détaillée de ce nombre.
  • L’extrait ne fonde pas l’affirmation selon laquelle le sens du verset repose sur l’agencement ou sur ce qui se comprend à partir du non-dit.
  • L’extrait n’établit pas de distinction terminologique autonome entre les termes du verset, hormis son interprétation pratique de l’expression « parler au nom de Dieu » dans le contexte de l’interdiction.
  • La description des turpitudes présente dans l’extrait relève de l’explication qu’en donne Shahrur, mais elle ne suffit pas à elle seule à construire une cartographie globale des axes du verset.

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Lecture succincte

Le verset est posé comme fondement du dénombrement des interdits et sert également à montrer que le sens repose sur l’agencement et sur ce qui se comprend du non-dit.

Axes

  • Législatif
  • Linguistique et sémantique

Concepts associés

  • Le non-dit : 3
  • L’interdiction : 2
  • Les interdits : 2
  • Les interdits : 2

Sa place dans le réseau conceptuel

Il est lié à une lecture de l’interdiction comme structure sémantique, et non comme simple ensemble de mots isolés.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondation : 2
  • Exemple : 2
  • Appui : 1

Synthèse de sa présence dans l’atlas

  • Dénombrement des interdits
  • Le non-dit dans l’agencement
  • Sa présence dans la structure de l’interdiction

Pages de l’atlas qui renvoient à ce verset

Ces liens rassemblent les pages qui s’appuient sur le verset ou en font une partie de l’argumentation au sein de l’atlas.

Particules associées

Lieux d’utilisation

  • L’islam et l’être humain : il en fait le fondement du dénombrement des quatorze interdits, parmi lesquels l’associationnisme, la transgression, le péché et le fait de parler au nom de Dieu.
    • Concept : l’interdiction
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Extrait textuel : « { Dis : “Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes… le péché et la transgression sans droit… ” } (Al-A‘râf 33) »
  • Le Coran dans la pensée contemporaine, p. 32 : il s’en sert pour soutenir que le vol relève de la transgression et de l’atteinte aux droits des personnes, qui sont interdits.
    • Concept : les interdits
    • Fonction du verset ici : appui
    • Extrait textuel : « C’est pourquoi il interdit le vol, comme dans Sa parole — exalté soit-Il — : { Dis : “Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes…” } (Al-A‘râf 33) »
  • Tarir les sources du terrorisme, p. 254 : il l’emploie comme exemple du fait que le sens ne se comprend pas à partir du seul mot, mais à partir de l’agencement et de ce que le non-dit implique dans le contexte.
    • Concept : le non-dit
    • Fonction du verset ici : exemple
    • Extrait textuel : « Lorsque nous lisons Sa parole — exalté soit-Il — : { “Le péché et la transgression sans droit” } (Al-A‘râf 33), nous comprenons implicitement et nécessairement qu’il existe un péché et une transgression de droit. »
  • Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage, p. 18 : il l’emploie comme exemple linguistique montrant que l’agencement coranique permet de comprendre le non-dit, à savoir l’existence d’un opposé qui n’est pas mentionné explicitement.
    • Concept : le non-dit
    • Fonction du verset ici : exemple
    • Extrait textuel : « { “Le péché et la transgression sans droit” } (Al-A‘râf 33) »
  • Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage, p. 47 : il en fait le fondement de la limitation de l’interdiction divine aux turpitudes, au péché, à la transgression, à l’associationnisme et au fait de parler au nom de Dieu.
    • Concept : les interdits
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Extrait textuel : « Sa parole — exalté soit-Il — : { Dis : “Mon Seigneur n’a interdit que les turpitudes… et que vous disiez de Dieu ce dont vous n’avez aucune connaissance” } (Al-A‘râf 33) »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.