Cet axe rassemble 2 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel que cité

« Et Nous avons rétabli pour lui son épouse »

Réponse au lecteur

La question

Comment Shahrur lit-il la parole divine : « Et Nous avons rétabli pour lui son épouse », et la relie-t-il à la stérilité et au délai de viduité ?

Shahrur lit « Et Nous avons rétabli pour lui son épouse » comme la guérison de la stérilité de la femme de Zacharie et comme le fait de la rendre capable d’enfanter, et non comme une simple réforme morale. Il cite cet exemple dans son propos sur les femmes qui n’ont pas leurs règles pour une cause pathologique, puis affirme que leur délai de viduité est lié à la vacuité de l’utérus. Toutefois, le passage ne fait pas du verset lui-même une législation autonome concernant le délai de viduité ; il l’emploie plutôt comme exemple médical dans une discussion sur celui-ci.

Shahrur déclare explicitement que la femme de Zacharie était stérile, puis que « Dieu la guérit et elle devint capable d’enfanter » ; il invoque à cet effet le verset : « Nous l’exauçâmes, lui accordâmes Jean et rétablîmes pour lui son épouse. » Shahrur utilise le verset comme exemple d’une femme en âge de procréer qui n’a pas ses règles en raison d’un état pathologique, dans le cadre de sa répartition des règles du délai de viduité ; il établit pour cette catégorie que son délai est la « vacuité de l’utérus ».

Le témoignage et son emplacement

Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique — p. 255.

Limites de la lecture

  • Le témoignage précis établit que Shahrur a compris le verset en lien avec la stérilité de la femme de Zacharie et sa guérison, mais il ne propose pas d’analyse linguistique détaillée de la racine « Nous avons rétabli » dans ce verset.
  • Le lien du verset avec le délai de viduité ne constitue pas une règle déduite du seul verset ; il apparaît plutôt dans la construction juridique de Shahrur lorsqu’il traite des femmes qui n’ont pas leurs règles et de la vacuité de l’utérus.
  • Le témoignage joint provenant du « Livre et le Coran » traite de la corruption et de la réforme sur terre ; il ne cite pas le verset des Prophètes 90 et n’établit aucune affirmation concernant l’épouse de Zacharie. Il ne constitue donc pas un appui direct pour cette page.

Poursuivre ici

Lecture succincte

Selon Shahrur, le verset indique que la réforme signifie ici la disparition de la stérilité et le rétablissement de la fonction, tout en étant lié au délai de viduité et à la vacuité de l’utérus.

Axes

  • Narratif et historique
  • Juridique

Concepts associés

  • La réforme : 2
  • La procréation : 2

Sa place dans le réseau conceptuel

Il réunit le sens narratif du contexte des Prophètes et une portée juridique relative à la procréation.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Exemple : 1
  • Appui : 1

Occurrences d’utilisation

  • le Livre et le Coran, p. 122 : il l’utilise pour montrer que la réforme signifie ici la disparition de la stérilité et le rétablissement de la fonction, non une réforme morale.
    • Concept : la réforme
    • Fonction du verset ici : exemple
    • Témoignage textuel : « Lorsque la femme de Zacharie était stérile, il fut dit : {.. “Et Nous avons rétabli pour lui son épouse”} (Les Prophètes 90) ; son épouse était-elle donc débauchée avant de devenir pieuse ? »
  • Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique, p. 255-256 : il s’en sert pour soutenir que l’arrêt des règles n’empêche pas la grossesse et que le délai de viduité est lié à la vacuité de l’utérus, et non aux seules menstruations.
    • Concept : la procréation
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « Puis Dieu la guérit et elle devint capable d’enfanter : { “Nous l’exauçâmes, lui accordâmes Jean et rétablîmes pour lui son épouse.” } »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.