Ce thème rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui apparaissent autour de lui.

Texte du verset tel qu’il est cité

Puis ils seront ramenés à Dieu, leur vrai Maître. N’est-ce pas à Lui qu’appartient le jugement ? Et Il est le plus prompt à dresser les comptes.

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Puis ils seront ramenés à Dieu, leur vrai Maître. N’est-ce pas à Lui qu’appartient le jugement ? » dans son propos sur la connaissance humaine de Dieu ?

Shahrur mobilise ce verset pour établir la distinction entre la réalité de Dieu, en tant que « le Vrai », et les représentations humaines à son sujet. Selon lui, la pensée humaine évolue et ses abstractions se développent, mais toute représentation humaine — ancienne ou moderne — ne coïncide pas avec la réalité de l’existence de Dieu telle qu’elle est hors de la conscience humaine. Dans ce contexte, l’expression « n’est-ce pas à Lui qu’appartient le jugement ? » a pour fonction d’affirmer Dieu comme référence finale, et non de prouver que toute connaissance humaine de Dieu est fausse ou que la connaissance humaine est conjecturale dans tous les domaines.

Shahrur cite Les Bestiaux 62 dans son propos sur la non-coïncidence des représentations humaines de Dieu avec la réalité de Son existence. Il estime que les représentations que l’être humain se fait de Dieu changent avec l’évolution de la pensée et peuvent devenir plus abstraites, mais qu’elles ne coïncident pas pour autant avec la réalité divine telle qu’elle est hors de la conscience humaine.

Le témoignage et son emplacement

Le Coran dans la pensée contemporaine — p. 36.

Limites de la lecture

  • Le témoignage ne propose pas une interprétation linguistique ou détaillée autonome des termes du verset ; il le mentionne plutôt à l’appui d’une démarche philosophique sur la connaissance humaine de Dieu.
  • Il ne convient pas de généraliser ce passage à l’ensemble de la théorie de Shahrur sur la connaissance, car le texte limite la discussion aux représentations humaines de Dieu.
  • L’expression « n’est-ce pas à Lui qu’appartient le jugement ? » n’est pas développée dans le témoignage comme un jugement législatif ou politique ; le lien présenté consiste à la rapporter à la référence finale de la vérité divine.

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Lecture succincte

Le verset est utilisé pour affirmer que le jugement final appartient à Dieu, tandis que la connaissance humaine demeure approximative et conjecturale.

Axes

  • Méthodologique
  • Religieux

Concepts associés

  • Le jugement : 2
  • La connaissance humaine : 1
  • Le caractère conjectural : 1

Sa place dans le réseau conceptuel

Il soutient la distinction entre la référence divine et les limites de la perception humaine.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Appui : 1

Occurrences d’utilisation

  • Le Coran dans la pensée contemporaine, p. 36 : il l’utilise pour expliquer que le jugement final appartient à Dieu, tandis que la connaissance humaine demeure approximative et conjecturale.
    • Concept : le jugement
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « - {Puis ils seront ramenés à Dieu, leur vrai Maître…} (Les Bestiaux 62) »

Ouvrages associés

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