Cet axe rassemble 2 occurrences de l’usage de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel que cité

{Il n’appartient pas à un prophète d’avoir des prisonniers avant d’avoir durement combattu sur terre …}

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur lit-il le verset 67 d’Al-Anfâl dans le contexte des prisonniers de Badr, et le considère-t-il comme une législation permanente ?

Shahrur mobilise ce verset pour relier la question des prisonniers de Badr aux circonstances de l’appel et à la décision militaro-civile durant une phase critique, et non au statut de la mission prophétique en tant qu’autorité législative générale. Il le traite donc ici comme étant lié à la gestion d’un fait historique déterminé et à une décision du commandement, et non comme une règle législative permanente, abstraite de son contexte.

Shahrur présente la consultation du Prophète au sujet des prisonniers de Badr comme un événement survenu à une phase critique de l’appel, qui s’est achevé par l’adhésion à l’avis opposé à l’exécution des prisonniers. Il interprète l’énoncé du verset : « Il n’appartient pas à un prophète d’avoir des prisonniers… » du point de vue du commandement militaire et de l’autorité exécutive de la société, et non de celui du statut de la mission prophétique et de l’autorité législative.

Le témoin et son emplacement

L’État et la société — p. 302.

Limites de cette lecture

  • Cette présentation décrit l’usage que fait Shahrur du verset dans le texte joint et ne tranche pas l’interprétation coranique ou juridique du verset en dehors de cet usage.
  • L’expression « position historique circonstancielle » est plus précise lorsqu’elle est limitée au cas des prisonniers de Badr et à la distinction établie par Shahrur entre le commandement militaire et le statut de la mission prophétique ; sa généralisation à toutes les questions relatives aux prisonniers n’est pas étayée par le témoin.
  • L’autre témoin, relatif au changement des normes, n’explique pas Al-Anfâl 67 et ne peut servir de preuve directe à cette conclusion.

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Lecture concise

Le verset est compris comme une position historique circonstancielle dans la gestion des prisonniers, et non comme une prescription messagère permanente.

Axes

  • Politique et social
  • Narratif et historique

Concepts associés

  • L’autorité exécutive : 2
  • Les prisonniers : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il éclaire les limites de la décision exécutive dans l’événement historique et sa distinction d’avec la législation.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Distinction : 2

Occurrences d’usage

  • L’État et la société, p. 302 : il y distingue le statut de la prophétie de celui du commandement militaire, afin de rapporter le jugement concernant les prisonniers de Badr à l’administration politique plutôt qu’à la révélation législative.
    • Concept : l’autorité exécutive
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Témoin textuel : « … il se conforma donc à cet avis, bien qu’il fût erroné … {Il n’appartient pas à un prophète d’avoir des prisonniers avant d’avoir durement combattu sur terre …} (Al-Anfâl 67), c’est-à-dire en tant que chef militaire de sa société (l’autorité exécutive) »
  • La Sunna messagère et la Sunna prophétique, p. 115 : il affirme que le verset décrit une position historique circonstancielle et qu’il ne transforme donc pas le traitement des prisonniers en une législation messagère permanente.
    • Concept : les prisonniers
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Témoin textuel : « {Il n’appartient pas à un prophète d’avoir des prisonniers…} Al-Anfâl 67 … afin de montrer le caractère circonstanciel de cette situation et qu’elle relève des récits, et que l’obéissance en cette matière est une obéissance distincte. »

Livres associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.