Ce thème rassemble 1 occurrence de l’usage de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Et lorsqu’on leur dit : « Suivez ce qu’Allah a fait descendre », ils répondent : « Nous suivons plutôt ce sur quoi nous avons trouvé nos pères. » Et si leurs pères ne raisonnaient en rien et n’étaient pas guidés ?
Réponse au lecteur
La question
Où Shahrur cite-t-il ce verset, quelle distinction en tire-t-il et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?
Shahrur cite ce verset dans « L’État et la société » (p. 18), dans le cadre de son propos sur un phénomène qu’il appelle « le mal de la familiarité ancestrale ». Avec le verset 22 de la sourate Az-Zukhruf, il en fait un indice d’un mal qui ne concerne pas seulement les polythéistes arabes, mais peut affecter les nations croyantes comme non croyantes. Dans le passage associé, sa fonction est de diagnostiquer ce mal, avant qu’il ne passe à la critique de l’association de l’islam à des personnes plutôt qu’à des institutions.
Shahrur appelle « le mal de la familiarité ancestrale » ce qu’indique l’expression consistant à suivre ce sur quoi les pères ont été trouvés. Il y voit un mal général susceptible d’affecter les nations croyantes et non croyantes, et non une description limitée aux polythéistes arabes. Shahrur utilise Al-Baqara 170, associée à Az-Zukhruf 22, comme indice pour diagnostiquer « le mal de la familiarité ancestrale » dans son argumentation à cet endroit.
Le témoignage et son emplacement
L’État et la société — p. 18.
Limites de la lecture
- Le témoignage n’affirme pas que le verset fonde directement le concept de « renouveau et d’ijtihad » ; ce lien n’est donc pas attribué à Shahrur dans cette page.
- Le témoignage n’énonce pas un jugement général sur la « tradition » en tant que telle ; son objet précis est le fait de suivre ce sur quoi les pères ont été trouvés.
- Le passage ultérieur du texte à l’association de l’islam à des personnes et à l’absence de sa transformation en institutions ne permet pas d’établir, à partir de ce seul témoignage, qu’il s’agit d’une conséquence interprétative directe du verset.
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Lecture succincte
Le verset est lu ici comme une critique de l’attachement à l’héritage pour le seul fait qu’il est hérité, en tant qu’obstacle au renouveau et à l’ijtihad.
Axes
- Méthodologique
- Politique et social
Concepts associés
- La familiarité ancestrale : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il est lié à la critique du suivisme injustifié de ce qui est familier.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Critique de la tradition : 1
Occurrences d’usage
- L’État et la société, p. 18 : il le cite pour affirmer que l’attachement à l’héritage pour le seul fait qu’il est hérité constitue une maladie cognitive qui entrave le renouveau et l’ijtihad.
- Concept : la familiarité ancestrale
- Fonction du verset ici : critique de la tradition
- Témoignage textuel : « Et Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {وَإِذَا قِيلَ لَهُمُ اتَّبِعُوا مَا أَنْزَلَ اللَّهُ…} (Al-Baqara 170). »
- Lecture traditionnelle opposée : l’idée qu’il serait propre aux polythéistes arabes
Livres associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.