Cet axe rassemble 1 occurrence de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Malheur donc à ceux qui écrivent le Livre de leurs propres mains, puis disent : « Ceci vient de Dieu »
Réponse au lecteur
La question
Où Shahrur cite-t-il ce verset, quelle distinction y construit-il et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?
Shahrur cite La Vache 79 dans « Le Livre et le Coran » (p. 101), dans le cadre de son propos sur la falsification possible des versets de prescriptions. Il en fait un témoignage de ce qu’il décrit comme l’ajout, par les rabbins juifs, de prescriptions et d’interprétations à ce qu’avait apporté Moïse, avant de les attribuer à Dieu. Le verset lui sert à établir une opposition entre cet exemple et la structure du Coran ainsi que le détail de ses versets, lesquels empêcheraient, selon lui, d’introduire des interprétations ultérieures dans les prescriptions.
Shahrur invoque La Vache 79 lorsqu’il affirme que les versets sans équivoque sont susceptibles d’être falsifiés, et il considère la situation des Juifs comme un exemple de cela, à travers l’ajout par les rabbins de prescriptions et d’interprétations aux prescriptions attribuées à Moïse. Il emploie ce verset dans un argument qui oppose l’exemple juif à la structure du Coran et au détail du Livre qui s’y trouve ; il estime que la fixation du nombre des versets, de leur ordre et de leurs emplacements empêche que l’interprétation soit introduite dans les prescriptions comme si elle en faisait partie.
Le témoin et son emplacement
Le Livre et le Coran — p. 101.
Limites de la lecture
- Le témoin établit cet usage à la p. 101 seulement et ne démontre pas une règle générale pour tous les passages où Shahrur mentionne ce verset.
- Le témoin n’énonce pas une distinction terminologique autonome sous un nom précis ; la distinction présentée ici est l’opposition argumentative entre l’ajout de prescriptions humaines aux prescriptions et la structure coranique telle que Shahrur l’interprète.
- Le témoin n’établit aucune affirmation concernant la synonymie, ou son absence, entre les termes du verset et d’autres termes.
À poursuivre ici
Lecture succincte
Il l’utilise pour contester l’ajout, par les rabbins, de leurs interprétations aux prescriptions du Livre chez les Juifs.
Axes
- Linguistique et sémantique
Concepts associés
- Falsification des prescriptions : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Elle est liée à la critique de l’attribution indue de prescriptions à la Révélation.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Critique de la tradition : 1
Occurrences d’utilisation
- Le Livre et le Coran, p. 101 : il l’utilise pour contester l’ajout, par les rabbins, de leurs interprétations aux prescriptions du Livre chez les Juifs.
- Concept : falsification des prescriptions
- Fonction du verset ici : critique de la tradition
- Témoin textuel : « … car nous y voyons des prescriptions apportées par leurs rabbins… Et à ce sujet, le Très-Haut a dit : {Malheur donc à ceux qui écrivent le Livre de leurs propres mains…} »
- Lecture traditionnelle correspondante : les interprétations des rabbins ajoutées au Livre
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.