Cet axe rassemble 4 occurrences de l’usage de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui apparaissent autour de lui.

Texte du verset tel qu’il est cité

Certes, Abraham était assurément plein de compassion et magnanime.

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la fin du verset 114 du Repentir : « Certes, Abraham était assurément plein de compassion et magnanime » dans sa compréhension du désaveu ?

Shahrur lit le verset comme une ligne de démarcation entre le désaveu après que l’hostilité envers Dieu est devenue manifeste, et le basculement dans la dureté ou l’agression. Pour lui, le « désaveu » est une position à l’égard de l’hostilité et de la guerre ; mais, dans sa lecture, il demeure accompagné de compassion et de mansuétude, et ne signifie pas la rupture des liens humains naturels. Il s’agit là d’une présentation de l’interprétation que Shahrur donne du texte, et non de l’affirmation que le verset, à lui seul, tranche toutes les règles régissant la relation avec celui qui diffère.

Shahrur mobilise la fin du verset pour distinguer le désaveu des « ennemis de Dieu et de ceux qui le combattent » de la dureté et de la rudesse ; il décrit ce désaveu comme compatissant et magnanime, préservant les relations naturelles.

Le témoignage et sa référence

Tarir les sources du terrorisme — p. 172.

Limites de la lecture

  • Le témoignage établit la lecture que Shahrur fait du verset, mais ne fournit pas ici une démonstration indépendante selon laquelle ce sens serait l’unique interprétation possible du verset.
  • L’affirmation de la préservation des « relations naturelles » relève de la formulation interprétative de Shahrur dans le témoignage ; elle ne doit pas être étendue à des règles détaillées qui n’y sont pas mentionnées.
  • Le lien avec « L’Islam et l’humain », indiqué dans la description de l’usage, n’est pas étayé par une citation de cette source parmi les témoignages joints ; il ne constitue donc pas ici un témoignage direct.

Poursuivre ici

Lecture succincte

Chez Shahrur, le verset est lu pour montrer la distinction entre le désaveu doctrinal et le maintien de la mansuétude et de la compassion dans la relation humaine.

Axes

  • De foi
  • Humain et éthique
  • Narratif et historique

Concepts associés

  • Désaveu : 2
  • Les contraires : 2
  • Piété filiale : 2
  • Le désaveu : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il est lié au réseau de l’alliance et du désaveu, ainsi qu’à l’image équilibrée de la personnalité d’Abraham.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Distinction : 2
  • Fondement : 1
  • Appui : 1

Occurrences d’usage

  • L’Islam et l’humain : il s’en sert pour établir la légitimité du désaveu lorsque l’hostilité est avérée, tout en maintenant la mansuétude et la compassion.
    • Concept : désaveu
    • Fonction du verset ici : fondement
    • Témoignage textuel : « { Et la demande de pardon d’Abraham pour son père … puis, lorsqu’il lui devint manifeste qu’il était un ennemi de Dieu, il le désavoua … } (Le Repentir 114). »
  • Le Livre et le Coran, p. 278 : il l’emploie pour mettre en évidence l’alternance entre deux attributs opposés au sein de la personnalité d’Abraham.
    • Concept : les contraires
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Témoignage textuel : « {Et la demande de pardon d’Abraham pour son père … Certes, Abraham était assurément plein de compassion et magnanime} (Le Repentir 114). Remarquez l’alternance dans la parole du Très-Haut : Certes, Abraham était plein de compassion et magnanime — Certes, Abraham était magnanime et plein de compassion. »
  • Tarir les sources du terrorisme, p. 172 : il l’utilise pour expliquer l’imbrication de l’alliance familiale et du désaveu doctrinal, et que la demande de pardon relevait d’une promesse, non d’une approbation du polythéisme.
    • Concept : piété filiale
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « {Et la demande de pardon d’Abraham pour son père…} (Le Repentir 114). »
  • Tarir les sources du terrorisme, p. 187 : il en fait une preuve que le désaveu est limité par la compassion et la mansuétude, et qu’il n’est ni agression ni haine.
    • Concept : le désaveu
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Témoignage textuel : « {… puis, lorsqu’il lui devint manifeste qu’il était un ennemi de Dieu, il le désavoua …} (Le Repentir 114). »

Livres associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.