Ce verset apparaît chez Shahrur dans une lecture historique déterminée, et non comme une règle guerrière générale. C’est pourquoi il revient souvent dans les passages où il s’oppose à la généralisation juridique, en réinscrivant le texte dans son contexte politique et militaire.
Texte du verset tel qu’il est cité
قَاتِلُوا الَّذِينَ لَا يُؤْمِنُونَ بِاللَّهِ … حَتَّى يُعْطُوا الْجِزْيَةَ عَنْ يَدٍ وَهُمْ صَاغِرُونَ
Lecture abrégée
Shahrur le lit comme un discours adressé à des polythéistes bien précis dans un contexte déterminé, et non comme une législation valable pour tous les temps. Dès lors, le verset devient chez lui un outil de critique de l’interprétation qui l’a transformé en règle générale de combat ou de mise à mort.
Axes
- Politique et social
- Narratif et historique
Concepts associés
- combat : 3
- polémique : 2
- combat déterminé : 2
- interdiction : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il s’inscrit dans le réseau de la critique du patrimoine dans le chapitre du combat, ainsi que dans la distinction entre le texte dans son contexte et son application à toutes les périodes. Il intervient aussi dans son propos sur l’interdiction, lorsqu’il distingue ce qui relève du message de ce qui relève de la personne.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Critique du patrimoine : 5
Résumé de sa présence dans l’atlas
- Contexte déterminé, non généralisation
- Critique de la lecture du combat comme règle générale
- Lié aux limites de l’interdiction et du message
Pages de l’atlas qui renvoient à ce verset
Ces liens réunissent les pages qui s’appuient sur le verset ou qui l’intègrent à leur argumentation dans l’atlas.
Thèses structurelles liées
- Les versets du combat et les récits muhammadiens ne légitiment pas la violence absolue
- L’islam historique est une compréhension historique conditionnée
- Le combat dans le Coran n’est ni meurtre ni conquête
Lieux d’utilisation
- Le Livre et le Coran, p. 280 : il l’emploie en regard des versets de paix pour la classer dans un contexte de polémique conflictuelle, et non de législation générale.
- Concept : polémique
- Fonction du verset ici : critique du patrimoine
- Appui textuel : « ou dans les cas où apparaît la polémique conflictuelle, comme dans la parole du Très-Haut : {Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu … jusqu’à ce qu’ils versent la capitation de leur propre main, tout en étant humiliés} (At-Tawba 29). »
- Épuration des sources du terrorisme, p. 39 : il affirme que le verset concerne un événement et une bataille précis, et qu’il ne saurait constituer, selon lui, une législation générale applicable à tous les polythéistes.
- Concept : combat déterminé
- Fonction du verset ici : critique du patrimoine
- Appui textuel : « (At-Tawba 29), l’appel ici vise donc à combattre des polythéistes précis dans une bataille déterminée »
- Lecture patrimoniale correspondante : généraliser le combat contre les polythéistes à toutes les époques
- Épuration des sources du terrorisme, p. 39 : il limite le verset à sa circonstance historique et politique et refuse de l’étendre à tous les polythéistes en tout temps.
- Concept : combat
- Fonction du verset ici : critique du patrimoine
- Appui textuel : « (At-Tawba 29), l’appel ici vise donc à combattre des polythéistes précis dans une bataille déterminée »
- Lecture patrimoniale correspondante : la considérer comme une législation générale à travers les âges et la généraliser à l’ensemble des polythéistes en toute période historique.
- Épuration des sources du terrorisme, p. 50 : il la cite comme exemple de versets que la jurisprudence a chargés du sens de meurtre et d’abrogation, alors qu’il les tient pour relevant des récits muhammadiens historiques.
- Concept : combat
- Fonction du verset ici : critique du patrimoine
- Appui textuel : « … et entre la parole du Très-Haut : {Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu …} (At-Tawba 29), après avoir considéré le combat comme une mise à mort. »
- Lecture patrimoniale correspondante : la considérer comme une preuve d’un combat permanent ou d’un meurtre.
- Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique, p. 137 : il s’en sert pour distinguer l’interdiction formulée par le Messager en tant que législateur de l’interdiction divine, et il range l’interdiction qui y est mentionnée parmi les interdits du message et non de la personne.
- Concept : interdiction
- Fonction du verset ici : critique du patrimoine
- Appui textuel : « Et il y aura celui qui dira : qu’en est-il de la parole du Très-Haut : { Combattez ceux qui ne croient pas en Dieu… } (At-Tawba 29) si tu dis que le Messager n’interdit pas ? »
- Lecture patrimoniale correspondante : le Messager interdit en tant que personne
Livres associés
- Le Livre et le Coran
- Épuration des sources du terrorisme
- Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique
Cette page est présentée dans le cadre de la méthode de construction de l’atlas générale.