Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en la reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Certes, le nasīʾ n’est qu’un surcroît dans la mécréance

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Certes, le nasīʾ n’est qu’un surcroît dans la mécréance » dans son interprétation du terme « femmes » ?

Shahrur mobilise le verset dans un usage linguistique : il considère que « nasīʾ » renvoie au retardement et au report, puis construit sur cette base l’idée que « les femmes » désignent celles qui ont été créées après les hommes. Ce rapprochement est explicitement mentionné dans l’extrait, mais il relève de la construction interprétative de Shahrur et ne prouve pas que le verset lui-même parle des femmes ou de l’ordre de création du mâle et de la femelle.

Shahrur relie le « nasīʾ » de Le repentir 37 au sens de retardement et de report, et en fait le fondement de la dérivation du sens de « femmes ». Il conclut de ce rapprochement que les femmes sont « créées après les hommes ».

L’extrait et sa localisation

L’État et la société — p. 180.

Limites de la lecture

  • L’extrait de la p. 180 expose explicitement la méthode de Shahrur et son résultat, mais il ne fournit pas de preuve indépendante de la validité de la dérivation linguistique qu’il suppose entre « femmes » et « nasīʾ ».
  • Cet extrait ne prouve pas que Le repentir 37 parle en lui-même des femmes ou de la création de la femelle après le mâle ; les femmes sont mentionnées dans le contexte du raisonnement ultérieur de Shahrur, et non dans le texte du verset cité.
  • Il ne faut pas transformer la ressemblance ou la proximité lexicale entre « nasīʾ » et « femmes » en une relation sémantique établie sans preuve linguistique indépendante ; celle-ci n’est pas disponible dans cet extrait.

Poursuivre ici

Lecture brève

Il l’utilise pour relier le sens de retardement dans le nasīʾ au sens de femmes, considérées comme créées après les hommes.

Axes

  • Linguistique et sémantique
  • Méthodologique

Concepts associés

  • La racine linguistique : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Elle montre comment son raisonnement se construit à partir de la racine linguistique.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Appui : 1

Occurrences d’utilisation

  • L’État et la société, p. 180 : il s’en sert linguistiquement pour relier le sens de retardement dans « nasīʾ » au sens de « femmes », considérées comme créées après les hommes.
    • Concept : la racine linguistique
    • Fonction du verset ici : appui
    • Extrait textuel : « Sachant que l’unique racine dont est dérivé le terme “femmes” est le verbe “nasā” … comme dans son emploi dans cette parole : {Certes, le nasīʾ n’est qu’un surcroît dans la mécréance} (Le repentir 37) »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.