Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Et s’il Nous avait attribué quelques paroles, * Nous l’aurions saisi par la main droite, * puis Nous lui aurions tranché l’aorte.
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il les versets 44-46 d’Al-Haqqa dans son propos sur la relation du Messager à la révélation et à la législation ?
Shahrur mobilise ces versets pour soutenir que le Messager ne peut attribuer à Dieu une parole venant de lui-même, ni modifier ce qui lui a été révélé par ajout, omission, avance ou retard. Cet argument s’inscrit dans son objection à l’attribution au Messager de législations messagères indépendantes qui n’auraient pas, selon sa formulation, de fondement dans le Livre de Dieu ni de jugement divin prescrivant ou interdisant.
Shahrur cite Al-Haqqa 44-46 comme une menace qui interdit au Messager, dans sa lecture, d’attribuer mensongèrement des paroles à Dieu et de modifier la révélation descendue. Il précise que la modification qu’il nie au Messager consiste à ajouter, omettre, avancer ou retarder de sa propre initiative. Shahrur relie ce raisonnement à sa critique de l’affirmation d’al-Shafi‘i selon laquelle il existerait des sunnas et des législations du Messager sans fondement dans le Livre ; il demande si le Messager, depuis le rang de la mission prophétique, peut apporter ce « qui n’est pas dans le Livre ».
Le témoin et son emplacement
La Sunna messagère et la Sunna prophétique — p. 48.
Limites de la lecture
- Cette présentation décrit la manière dont Shahrur mobilise les versets dans le passage documenté ; elle ne tranche pas en elle-même la validité de cet usage ni l’invalidité des opinions qu’il discute.
- Le témoin ne prouve pas que Shahrur nie tout rôle explicatif ou pratique au Messager ; le passage cité porte spécifiquement sur la question des législations qu’il décrit comme dépourvues de fondement dans le Livre et sur la capacité de modifier la révélation.
- Cet argument apparaît ici dans le contexte d’une critique d’al-Shafi‘i ; il ne faut donc pas le transformer en une affirmation plus générale sur l’histoire du droit ou sur toutes les conceptions de la Sunna sans témoignages supplémentaires.
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Lecture succincte
Shahrur s’en sert pour établir que le Messager ne peut inventer une parole de lui-même, ni ajouter à la révélation ni en retrancher.
Axes
- Méthodologique
- Religieux
Concepts associés
- L’avertissement : 2
Sa place dans le réseau conceptuel
Il sert à nier toute imbrication entre la révélation et la parole humaine.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Critique de la tradition : 1
Occurrences d’utilisation
- La Sunna messagère et la Sunna prophétique, p. 48 : Shahrur s’en sert pour établir qu’il est impossible que le Messager invente des paroles de lui-même, ajoute à la révélation ou en retranche.
- Concept : l’avertissement
- Fonction du verset ici : critique de la tradition
- Témoin textuel : « Sous peine de cette parole du Très-Haut : {Et s’il Nous avait attribué quelques paroles, * Nous l’aurions saisi par la main droite, * puis Nous lui aurions tranché l’aorte} Al-Haqqa 44-46 »
Ouvrages associés
- La Sunna messagère et la Sunna prophétique
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