Ce verset revient souvent chez Shahrur parce qu’il lui fournit un fondement linguistique au sens de la mécréance, et parce qu’il relie ce bas monde au domaine de l’action humaine. C’est pourquoi il apparaît dans des passages qui conjuguent la portée linguistique et la construction d’une vision de la vie d’ici-bas.
Texte du verset tel qu’il est cité
Comme une pluie dont la végétation émerveille les mécréants ; puis elle se dessèche, et tu la vois jaunie, puis elle devient débris
Lecture brève
Shahrur le lit comme si la mécréance, dans son sens premier, signifiait couvrir et dissimuler, à l’image du paysan qui recouvre la semence. En même temps, il s’en sert pour affirmer que la vie d’ici-bas est le champ d’action des serviteurs de Dieu, dans leur obéissance comme dans leur désobéissance, et non un objet de blâme absolu.
Axes
- Linguistique et sémantique
- Méthodologique
Concepts associés
- mécréance : 3
- mécréance linguistique : 2
- multiplication : 2
- vie d’ici-bas : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Le verset est lié à la reconstruction du sens de la mécréance à partir de la langue, ainsi qu’à la compréhension du bas monde comme champ d’action et non comme simple valeur négative. Il associe donc le sens linguistique à l’image générale du domaine de l’épreuve.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Exemple : 3
- Appui : 1
- Fondation : 1
Résumé de sa présence dans l’atlas
- Fondement linguistique du sens de la mécréance
- Relie ce bas monde à l’action humaine
- Présent dans la construction du sens et de la signification
Lieux d’utilisation
- L’islam et l’homme : il l’explique linguistiquement au sens de couvrir et de dissimuler, comme le paysan qui recouvre la semence de terre.
- Concept : mécréance
- Fonction du verset ici : exemple
- Citation textuelle : « { … كمثل غيثٍ أعْجَبَ الْكُفَّارَ نَبَاتُهُ … } (le fer 20) »
- L’islam et l’homme : il s’en sert pour clarifier l’origine du sens de la mécréance comme couverture et dissimulation, à l’image de la couverture des graines par la terre.
- Concept : mécréance linguistique
- Fonction du verset ici : exemple
- Citation textuelle : « Et le verbe “kafara” est venu avec ce sens linguistique matériel direct dans la parole divine : { … كمثل غيثٍ أعْجَبَ الْكُفَّارَ نَبَاتُهُ … } (le fer 20) »
- L’islam et la foi, p. 23 : il l’utilise pour affirmer que l’attachement à l’argent et aux enfants relève de l’instinct de survie et non d’une ascèse innée.
- Concept : multiplication
- Fonction du verset ici : appui
- Citation textuelle : « - {Sachez que la vie d’ici-bas… et multiplication dans les biens et les enfants…} (le fer 20). »
- L’islam et la foi, p. 127 : il l’utilise comme cadre englobant pour comprendre le bas monde comme un domaine où l’on sert Dieu, dans l’obéissance comme dans la désobéissance, et non comme un lieu de blâme absolu.
- Concept : vie d’ici-bas
- Fonction du verset ici : fondation
- Citation textuelle : « On peut ainsi relier désormais la parole divine … à la parole divine : {Sachez que la vie d’ici-bas est jeu, divertissement, parure, vanité d’orgueil … } (le fer 20). »
- Lecture traditionnelle correspondante : la compréhension qui la considère comme un lieu de blâme et d’ascèse
- Assécher les sources du terrorisme, p. 43 : il la cite pour confirmer que, linguistiquement, la mécréance est couverture et dissimulation, d’où le sens du paysan qui recouvre la semence.
- Concept : mécréance
- Fonction du verset ici : exemple
- Citation textuelle : « Ce sens apparaît dans la parole divine : {كَمَثَلٍ غَيْثٍ أَعْجَبَ الْكُفَّارَ نَبَاتُهُ} (le fer 20) »
Livres associés
Cette page est présentée dans la méthode de construction de l’atlas générale.