Ce thème rassemble 1 occurrence de l’emploi de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Sur la terre se trouvent des parcelles voisines, des jardins de vignes, des cultures et des palmiers en touffes ou isolés, arrosés d’une même eau ; et Nous préférons certains d’entre eux à d’autres quant à leurs fruits. Il y a assurément en cela des signes pour des gens qui raisonnent.
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il le verset 4 de la sourate Le Tonnerre dans son propos sur l’évolution végétale ?
Dans son interprétation, Shahrur mobilise ce verset comme preuve de l’une des étapes de l’évolution qu’il appelle « la dispersion ». Il insiste particulièrement sur l’association de « en touffes et non en touffes » dans la description des palmiers arrosés d’une même eau, et en déduit la présence d’éléments contradictoires au sein d’une même chose : une tendance au rapprochement et une autre à la transformation en ce qui n’est pas rapproché. Il relie ensuite ce mouvement interne à ce qu’il appelle la mutation et le mouvement de l’évolution dans la nature.
Shahrur affirme que le verset 4 de la sourate Le Tonnerre montre, selon lui, l’une des étapes de l’évolution qu’il appelle « la dispersion ». Il considère que l’expression « en touffes et non en touffes » décrit une seule et même chose, et non deux choses séparées ; car, dit-il, le verset ne dit pas : « en touffes, et d’autres non en touffes ». À partir de cette compréhension, Shahrur construit une conception d’un conflit entre des éléments contradictoires à l’intérieur des palmiers, entre le fait de demeurer rapprochés et celui de se transformer en ce qui n’est pas rapproché ; il y voit le secret du mouvement de l’évolution dans la nature.
Le passage cité et sa localisation
Le Livre et le Coran — p. 197.
Limites de la lecture
- Le passage cité rapporte l’interprétation de Shahrur du verset et n’apporte pas de documentation indépendante établissant l’hypothèse de la mutation ou du conflit interne dans les végétaux.
- Le passage ne démontre pas que « en touffes et non en touffes » constitue un terme scientifique de l’évolution ; ce lien fait partie de la construction interprétative de Shahrur.
- Le raisonnement est ici propre à la lecture que Shahrur fait des palmiers dans le verset ; il ne convient donc pas de le généraliser à d’autres versets sur la seule base d’une ressemblance lexicale.
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Lecture succincte
Il le lit comme une scène relevant des étapes de l’évolution végétale, où la différence entre les palmiers en touffes et ceux qui ne le sont pas indique une mutation interne à une même chose.
Axes
- Narratif et historique
- Méthodologique
Concepts associés
- Diversité végétale : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il sert un exemple naturel au sein d’une construction interprétative évolutionniste.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Exemple : 1
Occurrences d’utilisation
- Le Livre et le Coran, p. 197 : il le lit comme une scène relevant des étapes de l’évolution végétale, où la différence entre les palmiers en touffes et ceux qui ne le sont pas indique une mutation interne à une même chose.
- Concept : diversité végétale
- Fonction du verset ici : exemple
- Passage textuel cité : « Dans ce verset, il montre l’une des étapes de l’évolution, “la dispersion”… par l’expression {صِنْوَانٌ وَغَيْرُ صِنْوَانٍ} »
Livres associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.