Cet axe rassemble 1 occurrence de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Quiconque désire le labour de l’au-delà, Nous augmenterons pour lui son labour ; et quiconque désire le labour de ce monde, Nous lui en accorderons une part, mais il n’aura aucune part dans l’au-delà.

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il le verset 20 d’Ach-Choura pour interpréter le sens de « labour » ?

Shahrur mobilise le verset pour étayer une lecture linguistique selon laquelle « labour » ne désigne pas uniquement l’agriculture, mais ce qui s’acquiert et s’accroît comme fruit du travail ; il lit dès lors le « labour de l’au-delà » et le « labour de ce monde » comme se rapportant aux bénéfices et aux incitations matérielles de l’être humain dans ces deux domaines. Cette lecture lui est attribuée dans le témoignage cité ; elle ne constitue pas l’affirmation du sens unique ou décisif du verset.

Shahrur affirme que le terme « labour » possède deux racines sémantiques : l’accumulation et l’acquisition, ainsi que la croissance et l’augmentation. Sur cette base, il définit le labour comme ce qui excède la quantité déposée dans la terre sous forme de semences, c’est-à-dire le fruit du travail ou son surplus dans l’exemple agricole. Shahrur cite Ach-Choura 20 afin de transposer ce sens au « labour de ce monde » et au « labour de l’au-delà », et d’y voir le concept des bénéfices et des incitations matérielles de l’être humain ici-bas et dans l’au-delà.

Le témoignage et son emplacement

L’État et la société — p. 181.

Limites de la lecture

  • Le témoignage établit que Shahrur mobilise le verset pour construire ce sens, mais non que cette interprétation constitue le sens linguistique ou exégétique unanimement admis du verset.
  • L’expression « incitations et bénéfices matériels » est une formulation de Shahrur dans son propre parcours argumentatif ; le témoignage ne présente ici ni comparaison avec d’autres exégèses ni preuves indépendantes privilégiant cette délimitation.
  • Le texte cité s’interrompt à « ici est venu le h… » ; il ne faut donc pas attribuer à Shahrur une explication ultérieure du contexte ou un développement supplémentaire sur la base de cet extrait.
  • Aucune relation supplémentaire ne doit être déduite de la similitude du terme « labour » avec d’autres versets, à moins qu’un témoignage direct ne les relie à ce verset ou à cette affirmation.

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Lecture concise

Le verset élargit le sens de « labour » afin d’y inclure les incitations et les bénéfices matériels dans ce monde et dans l’au-delà, en tant que forme d’acquisition.

Axes

  • Politique et social
  • Législatif

Concepts associés

  • Incitations matérielles : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il est lié au concept d’acquisition dans le cadre d’une conception sociale des intérêts de l’être humain.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Soutien : 1

Occurrences d’utilisation

  • L’État et la société, p. 181 : il élargit le sens de « labour » afin d’y inclure les incitations et les bénéfices matériels dans ce monde et dans l’au-delà, en tant que forme d’acquisition.
    • Concept : incitations matérielles
    • Fonction du verset ici : soutien
    • Témoignage textuel : « De ce sens également est venu le concept des bénéfices et des incitations matérielles pour l’être humain dans ce monde et dans l’au-delà, selon Sa parole — exalté soit-Il — : {Quiconque désire le labour de l’au-delà …} (Ach-Choura 20) »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.