Cet axe rassemble 3 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui les entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Ceux qui répondent à leur Seigneur, accomplissent la prière, et dont les affaires sont consultation entre eux…
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « et dont les affaires sont consultation entre eux » ?
Shahrur fait du verset une entrée vers une compréhension contemporaine de la consultation, qu’il associe à la démocratie : elle est, pour lui, une pratique collective de la liberté, fondée d’abord sur la liberté d’expression, l’existence de l’opinion et de l’opinion contraire, ainsi que l’égalité entre les opinions diverses. Il ne la présente pas comme une pratique de forme immuable ; il relie plutôt ses modalités aux structures sociales, économiques, politiques et cognitives de la société au cours de son histoire.
Shahrur présente le verset « et dont les affaires sont consultation entre eux » dans son explication du concept de consultation en islam, et place entre parenthèses le terme de « démocratie » au début de cette explication. Il définit la consultation comme une pratique de la liberté exercée par un groupe de personnes dans le cadre d’une référence cognitive, éthique, esthétique et coutumière. Shahrur fait de la liberté d’exprimer son opinion, de l’existence de l’opinion et de l’opinion contraire, ainsi que de l’égalité de la liberté d’expression entre les opinions diverses, les premiers fondements de la consultation. Il considère que la pratique de la consultation adopte des formes historiques successives et évolue selon la structure sociale, économique et politique de la société ainsi que selon son socle cognitif ; elle ne saurait donc être comprise ou pratiquée en dehors de cette structure.
Le témoignage et son emplacement
L’État et la société — p. 300.
Limites de la lecture
- Le témoignage n’établit pas que Shahrur déduit du seul verset un système constitutionnel ou électoral déterminé ; il affirme que les formes de la consultation varient historiquement selon la structure de la société.
- La seule présence du verset dans une liste de versets, dans un autre témoignage, ne suffit pas à établir une signification autonome à son sujet ; le témoignage direct est ici le passage où Shahrur discute explicitement du verset et du concept de consultation.
- L’expression « acceptation de l’autre et pluralité » peut être rapprochée, dans les limites du témoignage, de l’existence de l’opinion et de l’opinion contraire ainsi que de l’égalité de la liberté d’expression entre les opinions diverses ; toute signification plus large du pluralisme n’est toutefois pas établie par ce seul passage.
Poursuivre ici
- L’État et la société
- Le pluralisme est le fondement de l’État et de la société civile
- L’Islam et la foi
- Vers de nouveaux fondements du droit islamique
Lecture succincte
Le verset est pris comme fondement du principe de consultation, en tant que conduite sociale et politique reposant sur l’acceptation de l’autre et le pluralisme.
Axes
- Politique et social
- Humain et éthique
Concepts associés
- Consultation : 3
- Pluralisme : 2
Sa place dans le réseau conceptuel
Il s’insère dans le réseau des concepts comme point de départ pour organiser les affaires publiques et les relations entre les personnes.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Appui : 2
- Fondation : 1
Pages de l’atlas qui renvoient à ce verset
Ces liens rassemblent les pages qui s’appuient sur le verset ou en font une partie de l’argumentation au sein de l’atlas.
Thèses structurelles associées
Occurrences d’utilisation
- L’Islam et la foi, p. 23 : il le cite parmi les lois éthiques et les pratiques sociales qui entrent dans l’œuvre bonne.
- Le concept : la consultation
- Fonction du verset ici : appui
- Témoignage textuel : « - {Ceux qui répondent à leur Seigneur … et dont les affaires sont consultation entre eux…} (Ach-Chourâ 38). »
- L’État et la société, p. 300 : il le comprend comme un principe général de la vie de la société civile, fondé sur l’acceptation de l’autre et le pluralisme des opinions.
- Le concept : le pluralisme
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoignage textuel : « Le premier verset est le verset 38 de la sourate Ach-Chourâ : {Et dont les affaires sont consultation entre eux, et ils dépensent de ce que Nous leur avons attribué} »
- Vers de nouveaux fondements du droit islamique, p. 134 : il l’emploie pour étayer l’idée que la gestion des affaires publiques dans l’État prophétique reposait sur la consultation.
- Le concept : la consultation
- Fonction du verset ici : appui
- Témoignage textuel : « Et Sa parole : { Et dont les affaires sont consultation entre eux } (Ach-Chourâ 38), »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.