Ce dossier rassemble 2 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

وَأُولَاتُ الْأَحْمَالِ أَجَلُهُنَّ أَنْ يَضَعْنَ حَمْلَهُنَّ…

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il l’expression « Et le délai des femmes enceintes est qu’elles accouchent de leur grossesse » dans sa lecture ?

Shahrur mobilise ce verset parmi les témoignages coraniques qui font de « l’accouchement » la limite mentionnée pour l’expiration du délai de la femme enceinte dans le contexte du divorce. Il le cite également ailleurs comme exemple de la forme « ulāt », en tant que forme propre à un groupe féminin, en regard de son analyse de « ulū/ulī » pour le groupe masculin.

Dans le verset lui-même, le délai des femmes enceintes est fixé à « ce qu’elles accouchent de leur grossesse » : autrement dit, la limite à laquelle prend fin la période mentionnée est l’accouchement. Shahrur réunit le verset 4 de la sourate du Divorce avec d’autres versets contenant l’expression relative à l’accouchement, notamment Divorce 6, Pèlerinage 2 et آل عمران 36, dans son exposé des termes de la mise au monde.

Le témoignage et son emplacement

L’Islam et la foi — p. 181.

Limites de la lecture

  • Le témoignage tiré de « L’Islam et la foi » cite ce verset avec d’autres versets, mais l’extrait ne contient ni justification détaillée ni conclusion théorique développée.
  • Affirmer que ce verset, à lui seul, tranche l’ensemble des règles juridiques relatives à la grossesse ou au délai de viduité va au-delà de ce qu’établit le témoignage joint.
  • Aucune relation supplémentaire entre le contexte du délai de viduité et celui de la distinction entre les formes « ulāt » et « ulū » ne peut être déduite du seul fait que le verset apparaît dans les deux sources.

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Lecture succincte

Il y voit une preuve que la fin de la grossesse est l’accouchement, et que la formulation des termes distingue le féminin du masculin dans l’usage coranique.

Axes

  • Législatif
  • Linguistique et sémantique

Concepts associés

  • L’accouchement : 2
  • La distinction entre les formes du pluriel : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Ce verset est lié à la détermination de la règle par la langue, plutôt que par la coutume.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Exemple : 1
  • Distinction : 1

Occurrences d’usage

  • L’Islam et la foi, p. 181 : il le cite pour établir que le Coran fait de l’accouchement le terme de la grossesse, et non la grossesse elle-même.
    • Concept : l’accouchement
    • Fonction du verset ici : exemple
    • Témoignage textuel : « {… وَأُولَاتُ الْأَحْمَالِ أَجْلُهُنَّ أَنْ يَضَعْنَ حَمْلُهُنَّ…} (الطلاق ٤). »
  • La Sunna messagère et la Sunna prophétique, p. 148 : il y voit une preuve que le Coran emploie une forme spécifique pour les femmes (« ulāt »), par opposition à « ulū/ulī » pour les hommes, en prélude à la réfutation de l’idée selon laquelle « ulī al-amr » désignerait les gouvernants.
    • Concept : la distinction entre les formes du pluriel
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Témoignage textuel : « كما في قوله تعالى: {… وَأُولَاتُ الْأَحْمَالِ أَجْلُهُنَّ أَنْ يَضَعْنَ حَمْلُهُنَّ…} الطلاق ٤ »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.