Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Lis, et ton Seigneur est le Très-Généreux, qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’être humain ce qu’il ne savait pas
Réponse au lecteur
La question
Où Shahrur cite-t-il les versets 3-5 d’al-ʿAlaq, quel sens donne-t-il à la « distinction » et quelle fonction celle-ci remplit-elle dans son argumentation ?
Shahrur cite ces versets dans le cadre d’une question épistémologique sur le rapport entre la conscience humaine et l’existence objective. Il fait de la « plume » un signifiant de la « taille » (taqlīm) et l’explique par la distinction ; les versets remplissent ainsi, chez lui, une fonction fondatrice en montrant que la connaissance scientifique démonstrative procède par distinction et qu’elle progresse à mesure que l’être humain distingue davantage les choses, sans affirmer la possibilité d’une correspondance parfaite avec l’existence objective.
Shahrur cite al-ʿAlaq 3-5 dans une discussion philosophico-épistémologique sur la possibilité d’une correspondance entre l’existence objective et la représentation qu’en a la conscience humaine. Il interprète la « plume » comme la « taille » (taqlīm) et en fait, dans la terminologie scientifique, la distinction. Dans son argumentation, les versets ont pour fonction de relier la connaissance scientifique susceptible de démonstration et de preuve à la plume/distinction, tout en affirmant que le progrès des sciences et des savoirs accroît la capacité humaine à distinguer les choses. Shahrur affirme que l’être humain peut parvenir à une représentation proche de la réalité de l’existence objective, mais il n’établit pas la possibilité d’une représentation qui lui soit parfaitement conforme.
Le témoignage et son emplacement
Le Coran dans la pensée contemporaine — p. 37.
Limites de la lecture
- Le témoignage établit cette interprétation en tant que proposition de Shahrur dans ce passage, sans établir qu’elle constitue le seul sens linguistique ou exégétique possible des versets.
- Le témoignage ne définit pas le « tasṭīr » d’une manière exploitable, car la phrase citée s’interrompt avant l’achèvement de la définition.
- Le témoignage n’établit pas que la connaissance atteint la vérité de manière conforme ou définitive ; il la limite plutôt à une représentation qui en est proche.
- Il ne convient pas de transformer l’expression « plume/distinction » en une affirmation de synonymie générale hors de ce contexte terminologique explicitement énoncé par le témoignage.
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Lecture brève
Le verset fait de la connaissance humaine un processus graduel qui progresse, par la plume et le savoir, vers la vérité.
Axes
- Méthodologique
- Religieux
Concepts associés
- connaissance : 2
- plume : 1
- savoir : 1
- vérité : 1
Sa place dans le réseau des concepts
Il constitue un fondement dans l’élaboration d’une conception de la connaissance comme élévation progressive.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Fondation : 1
Lieux d’utilisation
- Le Coran dans la pensée contemporaine, p. 37-38 : il en fait le fondement de l’idée que la connaissance humaine progresse par la plume/distinction et que la science est un moyen de s’approcher de la vérité.
- Concept : connaissance
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoignage textuel : « - {Lis, et ton Seigneur est le Très-Généreux … qui a enseigné par la plume …} (al-ʿAlaq 3–5) »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.