Ce axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

{VOUS COMMETTEZ CERTES LA TURPITUDE}

Réponse au lecteur

La question

Où Shahrur cite-t-il le verset, quelle distinction en tire-t-il et quelle fonction remplit-il dans son argumentation ?

Shahrur cite ce verset dans son livre « L’État et la société » (p. 49), dans le cadre d’une présentation historique de la formation de la famille. Il en fait un témoignage du fait que la première des turpitudes à avoir été interdite, après l’achèvement de la famille primaire dans sa conception, est la sodomie ; il la distingue ensuite des relations sexuelles avec des femmes non apparentées, qu’il avait mentionnées auparavant, en affirmant qu’elles n’étaient pas considérées comme une turpitude à cette étape. Sa fonction dans son argumentation est d’établir cet ordre historique des interdictions, et non d’énoncer une règle générale applicable à toutes les formes de fornication.

Shahrur cite le verset 28 de la sourate al-‘Ankabût dans le contexte de sa discussion sur la formation de la famille et le passage à ce qu’il appelle la famille paternelle. Il comprend le verset comme une preuve que la première des turpitudes que Dieu a interdites, après l’achèvement de la famille primaire, est la sodomie. Shahrur distingue la sodomie, qu’il place au rang de première interdiction des turpitudes dans ce processus, des relations sexuelles avec des femmes non apparentées qu’il avait évoquées auparavant, affirmant qu’elles n’étaient pas considérées comme une turpitude à cette époque.

Le témoignage et sa référence

L’État et la société — p. 49.

Limites de la lecture

  • Le témoignage ne fournit pas une preuve indépendante de la validité de cet ordre historique ; il établit seulement que Shahrur l’adopte et s’appuie sur le verset à cet effet.
  • Le témoignage n’affirme pas que le verset traite de la « fornication » comme terme général ; la distinction ne peut donc être transformée en une thèse portant sur toutes les formes de fornication.
  • Le témoignage n’établit pas une relation de synonymie ou de non-synonymie entre « la turpitude » et d’autres termes.
  • L’extrait joint du témoignage relatif à Joseph est incomplet ; aucun détail supplémentaire n’en est donc tiré ici.

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Lecture succincte

Le verset fonde une compréhension historique selon laquelle la première interdiction d’une turpitude concernait la sodomie.

Axes

  • Législatif
  • Narratif et historique

Concepts associés

  • la turpitude : 2
  • la sodomie : 1
  • la fornication : 1
  • l’interdiction : 1

Sa place dans le réseau des concepts

Il s’inscrit dans l’ordonnancement historique des interdictions, et non dans le regroupement de toutes les formes en une seule fois.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Fondation : 1

Lieux d’utilisation

  • L’État et la société, p. 49 : il en fait une preuve que la première interdiction d’une turpitude dans le cours de l’histoire concernait la sodomie, et non toutes les formes de fornication à la fois.
    • Concept : la turpitude
    • Fonction du verset ici : fondation
    • Témoignage textuel : « Le récit coranique nous informe que la première des turpitudes que Dieu a interdites, après l’achèvement de la famille primaire, est la sodomie. Comme cela est rapporté dans les paroles de Loth : {VOUS COMMETTEZ CERTES LA TURPITUDE} (al-‘Ankabût 28) »

Livres associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.