Cet axe rassemble 4 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui les entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

{Et si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges ; nous n’avons jamais entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres.}

Réponse au lecteur

La question

Comment Shahrur lit-il la parole du peuple de Noé : « Et si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges » dans Les Croyants 24 ?

Shahrur mobilise le verset pour expliquer l’objection du peuple de Noé à ce que le porteur de la révélation soit un être humain issu d’eux ; selon sa lecture, ils étaient habitués à ce que la communication de Dieu avec les humains passe par les anges, et ils se sont donc étonnés de la prétention de Noé. Le verset consigne ici les paroles des opposants dans le récit ; en revanche, la généralisation de cette représentation à l’histoire de l’enseignement humain antérieure à Noé relève de la construction interprétative de Shahrur, et non d’une affirmation autonome que le verset confirmerait à lui seul.

Question du lecteur : quelle est, chez Shahrur, la signification de l’objection du peuple de Noé demandant la descente des anges ? Réponse : Shahrur y voit une objection à l’humanité de Noé et à sa venue avec une révélation et un appel, car son peuple — dans sa lecture — s’attendait à ce que la communication divine advienne par des anges plutôt que par des humains semblables à eux. Comment Shahrur mobilise-t-il le verset ? Il fait de l’expression « Et si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges » un indice dans sa thèse de « l’enseignement par le particularisé » après Adam ; il affirme que les anges étaient envoyés comme messagers, vus et entendus, puis explique sur cette base l’étonnement du peuple de Noé devant sa mission. Le témoignage et son emplacement : dans « le Livre et le Coran », p. 267, Shahrur cite le verset intégralement puis déclare que le motif de l’étonnement est qu’« un être humain est venu à lui avec une révélation de Dieu » ; il explique leur parole « Et si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges » par le fait qu’ils étaient habitués — selon sa lecture — à ce que la communication de Dieu avec les humains ne passe que par les anges.

Le témoignage et son emplacement

Le Livre et le Coran — p. 267.

Limites de la lecture

  • Le témoignage ne justifie pas la description du verset comme une critique directe de la « réception traditionnelle non examinée » ; cette formulation n’apparaît pas dans l’extrait présenté.
  • Il ne faut pas transformer l’interprétation par Shahrur de l’objection du peuple en une affirmation historique établie sur la manière dont Dieu communiquait avec les humains avant Noé, car cela dépasse l’énoncé même du verset.
  • La répétition du même extrait à deux endroits de la source ne constitue pas un témoignage indépendant supplémentaire.

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Lecture succincte

Chez Shahrur, le verset apparaît dans un contexte historique qui met en évidence la conception qu’avait le peuple de Noé de la descente et des anges, avec une critique de la réception traditionnelle non examinée.

Axes

  • Narratif et historique
  • Relatif à la foi

Concepts associés

  • Les premiers ancêtres : 2
  • Les anges : 2
  • Critique de l’héritage : 2
  • La descente : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il est lié au récit des premières prophéties et à la révision de l’héritage religieux.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Appui : 2
  • Contexte : 1
  • Critique de l’héritage : 1

Occurrences d’usage

  • L’État et la société, p. 45 : il l’inscrit dans un récit historique montrant la continuité de l’appel au monothéisme depuis Noé et avant lui.
    • Concept : les premiers ancêtres
    • Fonction du verset ici : contexte
    • Témoignage textuel : « À l’époque de Noé, le Très-Haut a dit : {Et si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges ; nous n’avons jamais entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres} (Les Croyants 24). »
  • Les récits coraniques, t. 2, p. 10 : il le cite pour montrer que les avertisseurs avant Noé étaient conçus comme des anges individualisés, et non comme des humains.
    • Concept : les anges
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « {Et si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges ; nous n’avons jamais entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres} (Les Croyants 24) »
  • Le Livre et le Coran, p. 25 : il s’en prévaut pour condamner la soumission aveugle à l’héritage et pour affirmer que l’attitude à son égard doit être le respect, non la sacralisation.
    • Concept : critique de l’héritage
    • Fonction du verset ici : critique de l’héritage
    • Témoignage textuel : « La Révélation sage nous a interdit d’adopter à l’égard de l’héritage une attitude de soumission aveugle et de sacralisation : {… nous n’avons jamais entendu parler de cela chez nos premiers ancêtres} (Les Croyants 24). »
  • Le Livre et le Coran, p. 267 : il s’en prévaut pour affirmer que le peuple de Noé s’attendait à ce que Dieu communique avec les humains par des anges perceptibles et observables par les sens.
    • Concept : la descente
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoignage textuel : « Ainsi, lorsqu’Il envoya Noé, son peuple lui dit : {Les notables dirent alors … et si Dieu l’avait voulu, Il aurait fait descendre des anges …} »
    • Lecture traditionnelle opposée : la communication avec Dieu ne peut avoir lieu que par l’intermédiaire d’anges visibles

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.