Cet axe rassemble 1 occurrence de l’usage de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Dieu ne vous interdit pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus en raison de votre religion et ne vous ont pas expulsés de vos demeures. Dieu aime les équitables. * Dieu vous interdit seulement de prendre pour alliés ceux qui vous ont combattus en raison de votre religion, vous ont expulsés de vos demeures et ont contribué à votre expulsion. Ceux qui les prennent pour alliés sont les injustes.
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il les versets 8-9 d’Al-Mumtahana dans son propos sur les relations entre États et les situations d’agression ?
Shahrur mobilise ces deux versets afin de proposer une distinction entre deux situations : une relation amicale et pacifique fondée sur la bienfaisance et l’équité lorsque la souveraineté et les frontières des États sont respectées ; et une situation d’agression dans laquelle l’État agresseur est présenté comme un « usurpateur » et à laquelle il serait permis de s’opposer, de s’opposer en ennemi et de combattre. Il s’agit d’une présentation de sa lecture politique contemporaine des versets, et non de l’affirmation que ceux-ci énoncent explicitement tous les détails du système moderne des relations internationales.
Shahrur lit le premier verset comme le fondement d’une relation amicale et pacifique entre les États lorsque la souveraineté et les frontières géographiques sont respectées, et relie la bienfaisance et l’équité à l’entente internationale et aux échanges entre les peuples. Il lit le second verset comme portant sur l’agression d’un État contre un autre, et en déduit le droit de s’opposer à l’État qu’il qualifie d’« usurpateur », de le traiter en ennemi et de le combattre.
Le témoignage et son emplacement
L’Islam et l’être humain — p. 42.
Limites de la lecture
- Le témoignage établit cette lecture chez Shahrur dans le passage cité, mais n’établit pas qu’elle soit la seule interprétation des versets ni qu’elle fasse consensus.
- L’extrait disponible s’interrompt alors qu’il traite de la défense ; il ne faut donc pas lui attribuer un développement ultérieur qui n’apparaît pas dans le témoignage.
- La lecture de Shahrur ne doit pas être transformée en une règle juridique complète concernant la guerre ou les relations internationales ; le témoignage présente une mobilisation générale des versets et n’en expose ni les conditions ni les procédures détaillées.
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Lecture succincte
Il fait de ces deux versets le fondement de la distinction entre la relation pacifique entre les États et la situation d’agression, le second étant considéré comme une justification de la résistance.
Axes
- Politique et social
- Législatif
Concepts associés
- Relations internationales : 2
- Paix : 1
- Agression : 1
- Résistance à l’État usurpateur : 1
Place dans le réseau des concepts
Ils fondent le concept de relations internationales dans les situations de paix et d’agression.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Fondation : 1
Lieux d’utilisation
- L’Islam et l’être humain, p. 42 : il fait de ces deux versets le fondement de la distinction entre la relation pacifique entre les États et la situation d’agression, et fait du second une justification de la résistance à l’État usurpateur.
- Concept : relations internationales
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoignage textuel : « { Dieu ne vous interdit pas d’être bienfaisants envers ceux qui ne vous ont pas combattus… } (Al-Mumtahana 8-9). Quant au premier verset, il montre que la relation entre les États doit être amicale et pacifique… »
Livres associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.