Ce thème rassemble 1 occurrence de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Il l’a certes vu une autre fois, lors d’une descente, près du jujubier de la limite ultime, auprès duquel se trouve le Jardin du refuge
Réponse au lecteur
La question
Comment Shahrur mobilise-t-il les versets 13–15 de la sourate L’Étoile pour distinguer le « Jardin du refuge » du Jardin de la récompense, et quel effet cela a-t-il sur sa lecture du voyage nocturne et de l’ascension ?
Shahrur mobilise la parole divine : « auprès duquel se trouve le Jardin du refuge » afin d’établir l’existence d’un Jardin qu’il distingue du Jardin des pieux, ainsi que de la récompense et du châtiment. Il fait ensuite de cette distinction une entrée pour examiner ce que le Prophète a vu lors de l’ascension ; il affirme en effet que soutenir qu’il a vu le Jardin et le Feu, tout en supposant qu’ils n’existaient pas encore, conduit selon lui à considérer que l’ascension a eu lieu en rêve. Mais l’extrait joint s’interrompt avant qu’il n’achève son propos sur la vision du cœur ; il ne permet donc pas d’établir le détail de sa position finale quant au mode de perception lors de l’ascension.
Shahrur distingue le « Jardin du refuge », mentionné dans L’Étoile 13–15, du Jardin des pieux, ou du Jardin de la récompense et du châtiment. Il passe des versets relatifs au « Jardin du refuge » à l’examen de l’événement de l’ascension, et conclut que la vision par le Prophète du Jardin et du Feu lors de l’ascension, conjuguée à son affirmation qu’ils n’existaient pas encore, signifie selon lui que l’ascension s’est produite en rêve.
L’extrait et sa référence
Le Livre et le Coran — p. 321.
Limites de la lecture
- L’extrait est tronqué et s’achève au début de la formulation de Shahrur sur la « vision du cœur » ; il ne faut donc pas lui attribuer, sur la seule base de cet extrait, un développement ultérieur.
- La distinction mentionnée expose la lecture que Shahrur fait du verset ; elle ne présente pas le sens du verset comme le seul sens possible ou comme un sens faisant consensus.
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Lecture brève
Shahrur distingue le Jardin du refuge du Jardin de la récompense et fait du verset une clé pour comprendre, sur cette base, la perception lors de l’ascension.
Axes
- Foi
- Linguistique et sémantique
Concepts associés
- Jardin du refuge : 2
- Jardin de la récompense : 1
- Perception lors de l’ascension : 1
Sa place dans le réseau des concepts
Il s’inscrit dans le réseau des distinctions entre les degrés du Jardin et leurs significations.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Distinction : 1
Occurrences d’usage
- Le Livre et le Coran, p. 321 : il distingue le Jardin du refuge du Jardin de la récompense et utilise le verset pour expliquer la perception lors de l’ascension sur cette base.
- Concept : Jardin du refuge
- Fonction du verset ici : distinction
- Extrait textuel : « Il a indiqué qu’il existe un Jardin qui n’a aucun rapport avec le Jardin des pieux ni avec le Jardin de la récompense et du châtiment ; il l’a nommé le Jardin du refuge dans la parole divine : {Il l’a certes vu une autre fois…} (L’Étoile 13–15). »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.