Cet axe rassemble 2 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
﴿Et lorsque Nous remplaçons un signe par un autre…﴾
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur lit-il la parole divine : ﴿Et lorsque Nous remplaçons un signe par un autre﴾ dans An-Nahl 101 ?
Shahrur lit ce verset, avec Al-Baqara 106, comme une preuve de la succession des « messages célestes » et de la transformation des prescriptions qu’ils portent à travers l’histoire, et non comme une évocation du remplacement d’une phrase coranique par une autre. Il affirme que le « signe » désigne ici le message céleste, et non la phrase coranique ; il cite comme exemple de ce processus législatif l’ajout de prescriptions auparavant inexistantes, telles que les règles de l’héritage.
Shahrur s’appuie sur An-Nahl 101 et Al-Baqara 106 pour comprendre le remplacement et l’abrogation dans le cadre de la succession des messages et du développement historique de l’islam, de Noé à Muhammad. Dans cette argumentation, il définit le « signe » comme le « message céleste » et non comme la « phrase coranique ».
Le témoin et son emplacement
Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique — p. 109.
Limites de la lecture
- Le témoin établit la lecture propre à Shahrur du sens de « signe », mais ne propose pas, à cet endroit, d’analyse linguistique ou contextuelle détaillée d’An-Nahl 101 à elle seule.
- L’expression « transformation des législations » résume l’orientation du témoin, mais son texte parle précisément des messages célestes et de l’ajout de nouvelles prescriptions, non d’une distinction terminologique détaillée entre « législation » et « prescriptions générales ».
- Le témoin joint tiré de « Tarir les sources du terrorisme » n’est pas lié à An-Nahl 101 ; il ne peut donc servir de preuve pour cette page, malgré la présence de l’ouvrage dans la rubrique des usages.
Poursuivre ici
Lecture succincte
Le verset est mobilisé pour expliquer le sens du remplacement et le relier à la transformation des législations et des prescriptions générales, non à une modification du texte du Coran.
Axes
- Législatif
- Méthodologique
Concepts associés
- Abrogation : 3
Sa place dans le réseau des concepts
Il fonde une compréhension de l’abrogation comme passage d’un message à un autre.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Fondation : 1
- Appui : 1
Lieux d’utilisation
- Tarir les sources du terrorisme, p. 51 : il s’y appuie, avec Al-Baqara 106, pour établir le remplacement, puis le relie à la transformation des législations et non des prescriptions au sein d’une même législation.
- Concept : abrogation
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoin textuel : « Et Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {Lorsque Nous remplaçons un signe par un autre…} (An-Nahl 101) »
- Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique, p. 109 : il l’utilise avec le verset 106 d’Al-Baqara pour affirmer que le remplacement concerne les messages et les prescriptions générales, et non le Coran en tant que texte fixe.
- Concept : abrogation
- Fonction du verset ici : appui
- Témoin textuel : « Et Sa parole : {Et lorsque Nous remplaçons un signe par un autre, et Dieu sait mieux ce qu’Il fait descendre} (An-Nahl 101) »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthode générale de construction de l’atlas.