Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
{ ET SI VOUS CRAIGNEZ UNE DISCORDE ENTRE EUX DEUX, ENVOYEZ ALORS UN ARBITRE DE SA FAMILLE ET UN ARBITRE DE SA FAMILLE À ELLE. S’ILS VEULENT UNE RÉCONCILIATION, DIEU RÉTABLIRA L’HARMONIE ENTRE EUX DEUX }
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il le verset 35 des Femmes dans son interprétation de la discorde et de son traitement entre les époux ?
Shahrur mobilise ce verset pour soutenir que la « discorde » (chiqâq) n’est pas un simple désaccord passager, mais une opposition associée à l’effort et à la lutte ; c’est pourquoi le verset propose, lorsque l’on craint qu’elle ne survienne entre les époux, la voie de l’arbitrage par un arbitre issu de la famille du mari et un autre issu de celle de l’épouse, en subordonnant la concorde à la volonté de réconciliation. Il s’agit d’un exposé de la manière dont Shahrur lit le verset dans l’extrait cité, et non d’une affirmation autonome sur le sens du verset ni d’un jugement sur la validité de cette définition linguistique.
Lorsqu’il traite de la qiwâma et de la différence entre la discorde et la séparation, Shahrur affirme que la discorde dans Les Femmes 35 est « l’opposition avec effort et lutte ».
L’extrait et sa référence
Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique — p. 250.
Limites de la lecture
- L’extrait établit la définition que Shahrur donne de la discorde et sa mention du verset relatif à l’arbitrage dans ce contexte, mais il s’interrompt après le début d’une autre citation de la sourate des Butins ; il ne permet donc pas d’établir le reste de son argument linguistique ni le détail de la comparaison entre la discorde et la séparation.
- Cet extrait ne suffit pas, à lui seul, à établir que la discorde constitue une « étape » déterminée dans la progression du conflit conjugal ; il établit seulement qu’il la décrit comme une opposition avec effort et lutte.
- L’extrait ne formule pas de jugement autonome sur les conditions requises des deux arbitres, leurs prérogatives ou le résultat de l’arbitrage.
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Lecture succincte
Shahrur y voit un argument selon lequel la discorde est une étape du conflit marquée par la lutte, et que son traitement passe par l’arbitrage des deux parties.
Axes
- Législatif
- Politique et social
Concepts associés
- La discorde : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Ce verset s’inscrit dans l’organisation de la résolution des conflits familiaux et sociaux.
Rôle du verset dans l’argument
- Appui : 1
Lieux d’utilisation
- Vers de nouveaux fondements pour la jurisprudence islamique, p. 250 : Shahrur y voit un argument selon lequel la discorde est une étape du conflit marquée par la lutte, et que son traitement est l’arbitrage des deux parties.
- Concept : la discorde
- Fonction du verset ici : appui
- Extrait textuel : « Les deux termes sont en effet apparus dans les versets relatifs à la qiwâma, où la discorde est mentionnée dans Sa parole – qu’Il soit exalté – : { ET SI VOUS CRAIGNEZ UNE DISCORDE ENTRE EUX DEUX … } »
Livres associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.