Cet axe rassemble 2 occurrences de l’emploi de ce verset dans les livres de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Ceux qui accusent les femmes chastes, insouciantes et croyantes sont maudits ici-bas et dans l’au-delà, et ils subiront un immense châtiment.
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur lit-il la qualification de « femmes préservées » dans le verset 23 de la sourate La Lumière, et la limite-t-il au mariage ?
Shahrur lit « les femmes préservées » dans le contexte de la calomnie d’une manière qui ne réduit pas la préservation au mariage. Selon lui, il est impossible de restreindre ici le terme aux femmes mariées, car une femme chaste non mariée peut elle aussi faire l’objet de calomnie et d’accusation ; il fait donc de la préservation, dans les versets relatifs à la calomnie, une préservation générale incluant la chasteté, parmi ce qu’il appelle les trois formes de la préservation. Il s’agit d’une conclusion propre à sa construction interprétative, et non d’un jugement déduit de ce seul témoignage pour tous les emplois du terme dans le Coran.
Shahrur mobilise La Lumière 23 parmi les versets relatifs à la calomnie afin de distinguer « la préservation par le mariage » d’une préservation générale qui ne se limite pas au mariage. L’argument qu’il avance est que limiter la préservation, dans le contexte de la calomnie, au mariage ne rend pas compte du cas de la célibataire chaste qui peut être calomniée et accusée.
Le témoignage et son emplacement
L’Islam et la foi — p. 222.
Limites de la lecture
- Ce témoignage présente la lecture de Shahrur et sa justification interne, mais ne suffit pas à lui seul à établir une étude linguistique ou juridique exhaustive du sens de « préservation ».
- L’extrait ne présente pas de recherche sur les circonstances de la révélation ; on ne peut donc pas attribuer à ce verset, sur la base de ce seul témoignage, l’affirmation d’un refus d’en restreindre la compréhension.
- La référence de Shahrur aux « trois formes » de la préservation figure dans l’extrait, mais le détail de ces formes n’y apparaît pas intégralement.
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Lecture brève
Le verset est mobilisé pour distinguer le sens de la préservation dans la calomnie et pour refuser de limiter la compréhension aux circonstances de la révélation.
Axes
- Législatif
Concepts associés
- La calomnie : 2
- Les circonstances de la révélation : 2
Sa place dans le réseau des concepts
Il associe la détermination de la règle à la critique d’une lecture historique étroite.
Rôle du verset dans l’argument
- Distinction : 1
- Critique de la tradition : 1
Occurrences d’utilisation
- L’Islam et la foi, p. 222 : il l’emploie pour distinguer la préservation par le mariage de la préservation absolue, car la calomnie peut viser une femme chaste non mariée.
- Concept : la calomnie
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoignage textuel : « - Ceux qui accusent les femmes préservées, insouciantes et croyantes sont maudits ici-bas et dans l’au-delà… (La Lumière 23). »
- Vers de nouveaux fondements du droit islamique, p. 94 : il le cite comme exemple du fait que lier la compréhension aux seules circonstances de la révélation efface l’universalité et transforme le texte en un texte local et historique.
- Concept : Les circonstances de la révélation
- Fonction du verset ici : critique de la tradition
- Témoignage textuel : « Voulez-vous dire que Sa parole – qu’Il soit exalté – : { Et ne contraignez pas vos jeunes femmes à la prostitution } (La Lumière 23) ne peut être comprise et appliquée qu’après avoir su… »
Livres associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.