Cet axe rassemble 4 occurrences de l’usage de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui les entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Alors Satan lui insuffla cette suggestion : « Ô Adam, t’indiquerai-je l’arbre de l’immortalité et un pouvoir qui ne s’use pas ? »

Réponse au lecteur

La question

Où Shahrur cite-t-il le verset 120 de Taha, quelle distinction en tire-t-il et quelle fonction lui attribue-t-il dans son argumentation ?

Shahrur cite ce verset dans « L’État et la société » (p. 175), dans le cadre de son propos sur les instincts et la génération des désirs. Il fait de l’offre de l’immortalité et d’un pouvoir impérissable une excitation de l’instinct de survie et une prise de conscience de la mort, et l’emploie pour décrire le passage de l’être humain à l’humanisation.

Shahrur cite le verset 120 de Taha dans le contexte d’une énumération des instincts fondamentaux et de l’explication de la possibilité de les développer en désirs, en le reliant à l’instinct de survie. Dans l’offre adressée à Adam, Shahrur distingue deux attributs opposés à la mort : l’immortalité et l’absence de disparition ; il les présente comme ce par quoi Satan a abusé Adam. La fonction du verset dans son argumentation est d’étayer son affirmation selon laquelle l’activation de l’instinct de survie, associée à la conscience de la mort, a constitué la première manifestation du passage de l’être humain du règne animal à l’humanisation et l’a poussé à chercher à préserver sa vie.

Le témoin et son emplacement

L’État et la société — p. 175.

Limites de la lecture

  • Le témoin établit cet usage uniquement à une page précise de « L’État et la société » ; il n’établit pas qu’il s’agit d’une interprétation globale du verset dans l’ensemble des œuvres de Shahrur.
  • Le témoin n’établit ni la synonymie entre « l’immortalité » et « l’absence de disparition », ni l’absence de synonymie entre elles ; Shahrur les mentionne seulement comme deux attributs proposés et opposés à la mort.
  • Le témoin ne fournit pas d’étude linguistique autonome des termes du verset ni de sa signification chez d’autres exégètes.

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Lecture succincte

Shahrur fait de ce verset un exemple de la séduction de l’être humain par l’instinct de survie et son attachement à l’idée de l’immortalité et de l’absence de disparition.

Axes

  • Humain et éthique
  • Religieux
  • Linguistique et sémantique

Concepts associés

  • Instinct de survie : 3
  • Immortalité : 2
  • Lectures : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Il est lié au concept d’immortalité dans le cadre d’une lecture psychologique et sémantique de l’expérience d’Adam.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Exemple : 2
  • Étayage : 2

Lieux d’utilisation

  • L’État et la société, p. 175 : il l’utilise pour relier le premier passage humain de l’instinct à la conscience à la tentative de Satan de séduire Adam par l’immortalité et l’absence de disparition ; il fait ainsi du verset un exemple de la naissance du désir à partir de l’instinct de survie.
    • Concept : instinct de survie
    • Fonction du verset ici : exemple
    • Témoin textuel : « Il fit sortir Adam de la forêt, le “paradis”, lorsque Satan lui suggéra et excita en lui l’instinct de survie, dans Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {Alors Satan lui insuffla cette suggestion…} (Taha 120). »
  • Le Livre et le Coran, p. 520 : il le cite pour montrer que Satan a séduit Adam par l’instinct de survie, à travers l’immortalité et l’absence de disparition.
    • Concept : instinct de survie
    • Fonction du verset ici : étayage
    • Témoin textuel : « Dans Sa parole, Très-Haut soit-Il : {T’indiquerai-je l’arbre de l’immortalité et un pouvoir qui ne s’use pas ?} (Taha 120). »
  • Le Livre et le Coran, p. 520 : il l’emploie pour montrer que la séduction de Satan envers Adam s’est opérée par ce que l’être humain entend de l’immortalité et de l’absence de disparition.
    • Concept : immortalité
    • Fonction du verset ici : exemple
    • Témoin textuel : « Et il le séduisit par l’instinct de survie, dans Sa parole, Très-Haut soit-Il : {T’indiquerai-je l’arbre de l’immortalité et un pouvoir qui ne s’use pas ?} »
  • Vers de nouveaux fondements du droit islamique, p. 85 : il le cite à l’appui de la réponse d’Ibn Abbas privilégiant la lecture « malakayn », et la reliant à un indice coranique interne au texte lui-même.
    • Concept : lectures
    • Fonction du verset ici : étayage
    • Témoin textuel : « En raison de Sa parole : {T’indiquerai-je l’arbre de l’immortalité et un pouvoir qui ne s’use pas ?} (Taha 120). »
    • Lecture traditionnelle opposée : l’autre lecture : malakayn/malikayn

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.