Cet axe rassemble 1 occurrence de l’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel que cité
Le Feu auquel ils sont exposés matin et soir ; et le jour où l’Heure se lèvera : « Faites entrer la famille de Pharaon dans le plus terrible châtiment. »
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il le verset 46 de Ghafir dans sa conception de ce qui se produit entre la mort et la résurrection ?
Shahrur mobilise ce verset pour affirmer que l’« image » qui se forme chez l’être humain au moment du décès demeure stable jusqu’au Jour de la résurrection ; il lit la distinction entre l’exposition au Feu « matin et soir » et l’entrée de la famille de Pharaon dans « le plus terrible châtiment » le jour où l’Heure se lèvera comme une négation de la félicité ou du châtiment corporels avant la résurrection corporelle et le jugement. Il s’agit de la présentation de sa lecture, non de l’affirmation d’un sens unanimement admis du verset.
Shahrur affirme que le verset 46 de Ghafir indique, dans sa lecture, la stabilité de l’image acquise au moment du décès, de la mort jusqu’à l’avènement de l’Heure. Il distingue l’exposition au Feu avant l’Heure de l’entrée dans le plus terrible châtiment ce jour-là, et en déduit que la félicité et le châtiment corporels ne surviennent qu’après la résurrection corporelle et le jugement matériel. Sur cette conception, Shahrur fonde une acceptation réservée de l’idée du « châtiment de la tombe », si elle est comprise symboliquement comme la dernière image que le défunt voit au moment de sa mort ; il précise que la question requiert davantage d’étude et d’examen.
Le témoignage et son emplacement
le Livre et le Coran — p. 321.
Limites de la lecture
- Le témoignage établit l’usage que Shahrur fait du verset et sa conclusion, mais il ne fournit pas une preuve indépendante que tel est le seul sens du verset ou son sens unanimement admis.
- L’expression « image psychique » dans le résumé de la page est plus étroite que les termes du témoignage ; le texte parle de « l’image qui se produit au décès » sans la qualifier ici de « psychique ».
- Le témoignage n’établit aucun détail supplémentaire sur la nature ou le mécanisme de cette image ; il ne faut donc pas lui attribuer des précisions qui n’y figurent pas.
- La lecture que Shahrur donne ici du châtiment de la tombe est provisoire et réservée, puisqu’il déclare explicitement que le sujet requiert davantage d’étude et d’examen.
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Lecture succincte
Il le comprend comme signifiant que l’image psychique demeure après la mort jusqu’au Jour de la résurrection, tout en niant le châtiment corporel avant la résurrection.
Axes
- Religieux
- Narratif et historique
Concepts associés
- Le barzakh : 2
- La mort : 1
- Le Jour de la résurrection : 1
- L’image psychique : 1
Sa place dans le réseau conceptuel
Il est relié au concept de barzakh et aux limites de ce qui se produit après la mort.
Rôle du verset dans l’argument
- Appui : 1
Occurrences d’utilisation
- le Livre et le Coran, p. 321 : il fait de ce verset une preuve de la stabilité de l’image psychique après la mort jusqu’au Jour de la résurrection, tout en niant le châtiment et le corps avant la résurrection.
- Concept : le barzakh
- Fonction du verset ici : appui
- Témoignage textuel : « Il a dit au sujet de la famille de Pharaon : “Le Feu auquel ils sont exposés matin et soir ; et le jour où l’Heure se lèvera : faites entrer la famille de Pharaon dans le plus terrible châtiment” (Ghafir 46). Ici, nous remarquons ses paroles… c’est-à-dire la stabilité de l’image depuis la mort jusqu’à l’avènement de l’Heure. »
- Lecture traditionnelle correspondante : il comprend le châtiment de la tombe de manière symbolique, et non comme un châtiment corporel direct après l’inhumation.
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.