Cet axe rassemble 1 occurrence de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

{Nulle âme chargée ne portera le fardeau d’une autre. Et si une âme lourdement chargée appelle à porter son fardeau, rien n’en sera porté, fût-ce par un proche parent.}

Réponse au lecteur

La question

Comment Shahrur mobilise-t-il le verset {Nulle âme chargée ne portera le fardeau d’une autre} dans son propos sur le combat ?

Shahrur mobilise ce verset, avec celui de la réciprocité dans la riposte à l’agression, pour refuser que le combat serve de prétexte au meurtre de personnes ou au ciblage d’institutions et de marchés dont il n’est pas établi qu’ils soient les agresseurs. Dans cet usage, la responsabilité est individuelle : nul ne porte le fardeau d’autrui, et celui qui n’est pas l’agresseur ne saurait être traité comme responsable de l’agression commise par un autre.

Shahrur inscrit le verset 18 de Fatir dans ce qu’il appelle un « système » régissant le combat, aux côtés du verset {Quiconque vous agresse, agressez-le de la même manière qu’il vous a agressés}. Il critique l’appel pratique à assassiner des agents de sécurité, à détruire les institutions publiques et à faire exploser les marchés, en rattachant cette critique à l’ignorance du principe de réciprocité dans le combat et de celui selon lequel nul ne porte le fardeau d’un autre.

Le témoignage et son emplacement

Tarir les sources du terrorisme — p. 101.

Limites de la lecture

  • Le témoignage n’explique pas le verset comme une exégèse linguistique ou doctrinale autonome ; il le convoque plutôt dans une polémique politique et éthique sur le combat.
  • L’extrait ne dit pas littéralement que « le combat n’entraîne pas une responsabilité collective » ; il est plus exact de dire que Shahrur invoque le verset contre le ciblage de personnes et d’infrastructures qu’il ne désigne pas comme des agresseurs.
  • Attribuer ce jugement au « combat » en général exige de tenir compte du fait que le passage traite plus particulièrement de la critique de l’assassinat, de l’attentat à l’explosif et du ciblage des institutions et des marchés.

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Lecture succincte

Il l’emploie pour souligner que la responsabilité ne se transmet pas de son titulaire à autrui et que le combat n’entraîne pas une responsabilité collective.

Axes

  • Humaniste et éthique
  • Législatif

Concepts associés

  • Responsabilité individuelle : 2
  • Combat : 1
  • Ne pas porter la responsabilité d’autrui : 1

Sa place dans le réseau conceptuel

Il est lié au principe d’individualité dans la responsabilité et la rétribution.

Rôle du verset dans l’argument

  • Appui : 1

Lieux d’utilisation

  • Tarir les sources du terrorisme, p. 101 : il mobilise le verset pour souligner que le combat n’entraîne pas une responsabilité collective et que la responsabilité ne peut être portée par quelqu’un d’autre que son titulaire.
    • Concept : Responsabilité individuelle
    • Fonction du verset ici : Appui
    • Témoignage textuel : « Et Sa parole — Très-Haut soit-Il — : {Nulle âme chargée ne portera le fardeau d’une autre…} (Fatir 18), constituent deux dispositions de ce système intégré. »

Ouvrages associés

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