Cette rubrique rassemble 2 occurrences de l’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.
Texte du verset tel qu’il est cité
Ô mon père, il m’est venu une part de savoir qui ne t’est pas parvenue ; suis-moi donc, je te guiderai vers une voie droite.
Réponse au lecteur
La question
Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Il m’est venu une part de savoir qui ne t’est pas parvenue » pour distinguer « jā’a » et « atā » ?
Shahrur utilise le verset comme exemple du fait que « jā’a » et « atā » ne sont pas synonymes : selon lui, « jā’anī min al-ʿilm » (« il m’est venu une part de savoir ») indique un savoir apporté à Abraham depuis l’extérieur de son cercle de connaissance, tandis que « lam ya’tika » (« qui ne t’est pas parvenu ») indique que ce savoir n’était pas acquis par son père au sein de son cercle de connaissance. À partir de cet exemple, il affirme la nécessité de prendre en considération la différence de signification entre les deux termes, plutôt que de les traiter simplement comme des synonymes.
Shahrur explique « jā’anī min al-ʿilm » comme l’apport d’un savoir à Abraham depuis l’extérieur de son cercle de connaissance ; il y oppose le fait que ce savoir n’est pas présent dans le cercle de connaissance de son père, dans l’expression « mā lam ya’tika ». Shahrur utilise l’opposition entre « jā’a » et « atā » dans le verset pour affirmer la différence de leurs significations et leur absence de synonymie dans cet emploi.
Le témoignage et son emplacement
Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage — p. 43.
Limites de la lecture
- Il s’agit d’une présentation de l’usage que Shahrur fait du verset, et non d’un jugement linguistique autonome sur tous les emplois de « jā’a » et « atā ».
- Le témoignage tiré du seul verset n’établit pas la distinction ultérieure de Shahrur entre la Révélation et les interprétations personnelles du Messager ; il s’agit d’un prolongement applicatif que l’auteur introduit après son interprétation du verset.
- Il ne faut pas créer de liens avec d’autres occurrences du seul fait que des termes semblables y apparaissent ; le lien repose ici sur l’explication explicite que Shahrur donne du verset lui-même.
Poursuivre ici
Lecture brève
Le verset est utilisé pour établir que la différence de formulation impose une différence de sens, et que « jā’a » et « atā » ne doivent pas être considérés comme des synonymes.
Axes
- Linguistique et sémantique
- Méthodologique
Concepts associés
- Distinction entre les termes : 2
- Venir/parvenir : 1
- Jā’a/atā : 1
- Différence de signification : 1
Sa place dans le réseau conceptuel
Il est lié à la méthode de Shahrur, qui construit le sens à partir des distinctions fines entre les termes.
Rôle du verset dans l’argumentation
- Fondation : 1
- Distinction : 1
Occurrences d’utilisation
- La religion et le pouvoir, p. 13 : il cite le verset pour confirmer que « jā’a » et « atā » ne sont pas synonymes, et que la différence de formulation implique une différence de signification.
- Concept : distinction entre les termes
- Fonction du verset ici : fondation
- Témoignage textuel : « «La nécessité de remarquer la différence entre jā’a et atā dans la parole divine : {Ô mon père, il m’est venu une part de savoir qui ne t’est pas parvenue…} (Marie : 43)» »
- Guide de la lecture contemporaine de la Révélation sage, p. 43 : il s’appuie sur le verset pour distinguer ce qui vient de l’extérieur du cercle de connaissance de ce qui est reçu à l’intérieur de celui-ci.
- Concept : venir/parvenir
- Fonction du verset ici : distinction
- Témoignage textuel : « La venue d’une chose consiste à l’apporter … conformément à la parole divine : {Ô mon père, il m’est venu une part de savoir …} (Marie 43). »
Ouvrages associés
Cette page est présentée dans le cadre de la méthode générale de construction de l’atlas.