Cet axe rassemble 2 occurrences de l’emploi de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en les reliant aux concepts et aux arguments qui les entourent.

Texte du verset tel que cité

Et combien de générations avons-Nous fait périr avant eux ! En perçois-tu seulement une, ou entends-tu d’elles le moindre murmure ?

Réponse au lecteur

La question

Comment Muhammad Shahrur mobilise-t-il la parole divine : « Et combien de générations avons-Nous fait périr avant eux ! En perçois-tu seulement une, ou entends-tu d’elles le moindre murmure ? » pour distinguer entre la destruction et la mort ?

Shahrur emploie le verset comme preuve que la « destruction » des nations et des civilisations constitue une disparition à sens unique : la collectivité historique s’évanouit, sans qu’il subsiste d’elle une présence perceptible ou une voix audible, à la différence de la « mort », qu’il définit dans le cadre du cycle d’alternance entre la vie et la mort. Dans sa lecture, le verset appuie ainsi la caractérisation de la destruction comme disparition des traces et absence de retour, plutôt que comme simple passage d’un état à un autre.

Shahrur cite le verset 98 de Marie afin d’affirmer que les civilisations et les nations « périssent sans mourir », et que leur destruction se produit « sans retour ». La distinction qu’il établit entre la mort comme alternance au sein du cycle de la vie et la destruction comme phénomène humain à sens unique constitue un cadre théorique qu’il présente au même endroit, avant d’appliquer le verset aux nations et aux civilisations.

Le témoin et sa localisation

Assécher les sources du terrorisme — p. 291.

Limites de la lecture

  • Le témoin établit que Shahrur a utilisé le verset pour étayer sa conception de la destruction des nations et des civilisations, mais il n’établit pas à lui seul que cette conception constitue le sens interprétatif exclusif du verset.
  • Les exemples historiques avancés par Shahrur, tels que les Romains, le califat islamique et l’Union soviétique, relèvent de sa construction applicative et ne sont pas mentionnés dans le verset.
  • Le témoin ne propose pas d’étude linguistique autonome des termes « qarn » ou « rakz » ; il convient donc de ne pas étendre la conclusion à des significations détaillées de ces deux termes en dehors de cet emploi précis.

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Lecture succincte

Le verset est cité pour représenter la destruction des civilisations et des nations comme une disparition totale ne laissant aucune trace.

Axes

  • Narratif et historique
  • Politique et social

Concepts associés

  • destruction : 2
  • disparition : 2
  • effacement des traces : 1
  • nations : 1

Sa place dans le réseau conceptuel

Il est lié à la loi de la destruction historique et au destin des sociétés injustes.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Exemple : 1
  • Appui : 1

Lieux d’utilisation

  • Assécher les sources du terrorisme, p. 291 : il le cite pour confirmer que les civilisations et les nations périssent sans retour ni trace.
    • Concept : destruction
    • Fonction du verset ici : exemple
    • Témoin textuel : « Selon sa parole : {Et combien de générations avons-Nous fait périr avant eux…} (Marie 98). »
  • Assécher les sources du terrorisme, p. 291 : il s’en sert comme argument pour montrer que la destruction historique conduit à l’effacement des traces et à l’absence de tout murmure ou de toute présence.
    • Concept : disparition
    • Fonction du verset ici : appui
    • Témoin textuel : « Toutes ont donc péri sans retour, selon sa parole : {Et combien de générations avons-Nous fait périr avant eux…} (Marie 98). »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.