Cet axe rassemble 1 occurrence d’utilisation de ce verset dans les ouvrages de Muhammad Shahrur, en le reliant aux concepts et aux arguments qui l’entourent.

Texte du verset tel qu’il est cité

Et ils dirent : « N’abandonnez pas vos divinités, et n’abandonnez ni Wadd, ni Suwâ‘, ni Yaghûth, ni Ya‘ûq, ni Nasr. »

Réponse au lecteur

La question

Comment Shahrur lit-il les noms de Wadd, Suwâ‘, Yaghûth, Ya‘ûq et Nasr dans le contexte de Noé 23-24 : les considère-t-il comme des divinités adorées ou comme des personnes liées au culte ?

Shahrur lit le verset comme distinguant entre « vos divinités », c’est-à-dire les êtres adorés que le peuple ne veut pas abandonner, et les cinq noms qui suivent. Il estime que Wadd, Suwâ‘, Yaghûth, Ya‘ûq et Nasr ne sont pas les divinités elles-mêmes, mais des gardiens de sanctuaires ou des prêtres qui parlent au nom de ces divinités et influencent les gens. Il s’agit d’une lecture interprétative propre à Shahrur, et non d’une affirmation explicite découlant des seuls termes du verset.

Shahrur comprend l’expression « n’abandonnez pas vos divinités » comme une référence aux êtres adorés, puis en distingue les noms de Wadd, Suwâ‘, Yaghûth, Ya‘ûq et Nasr. Il mobilise cette distinction pour soutenir que les cinq noms désignent des gardiens de sanctuaires et des prêtres, qu’il appelle dans l’extrait « les cinq Hamans », et non des divinités adorées. Shahrur relie cette lecture à l’hypothèse selon laquelle la société de Noé connaissait le culte des phénomènes naturels, tels que le soleil, la lune et les étoiles, plutôt qu’une fabrication élaborée d’idoles ; les prêtres deviennent dès lors des intermédiaires ou des porte-parole des divinités.

L’extrait et sa référence

Les récits coraniques, vol. 2 — p. 13.

Limites de cette lecture

  • L’extrait ne démontre pas, à partir du verset lui-même, que les cinq noms désignent des prêtres ou des gardiens de sanctuaires ; cette qualification relève de la construction interprétative de Shahrur.
  • L’association de ces noms au culte des phénomènes naturels repose sur des prémisses historiques et civilisationnelles que Shahrur expose au même endroit, sans que l’extrait leur fournisse une documentation indépendante.
  • L’ordre des termes dans le verset ne doit pas, à lui seul, être transformé en preuve linguistique décisive d’une distinction entre deux catégories, sans accepter les prémisses de lecture adoptées par Shahrur.

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Lecture brève

Shahrur distingue ici les divinités adorées des noms mentionnés comme des gardiens de sanctuaires et des prêtres, et non comme des êtres adorés.

Axes

  • Narratif et historique
  • Religieux

Concepts associés

  • Divinités : 2

Sa place dans le réseau des concepts

Ce verset participe à sa distinction entre l’être réellement adoré et les rôles religieux historiques.

Rôle du verset dans l’argumentation

  • Distinction : 1

Occurrences d’utilisation

  • Les récits coraniques, vol. 2, p. 13 : il distingue les divinités adorées des noms mentionnés ensuite, décrits comme des gardiens de sanctuaires et des prêtres, non comme des êtres adorés.
    • Concept : divinités
    • Fonction du verset ici : distinction
    • Extrait textuel : « {Et ils dirent : “N’abandonnez pas vos divinités, et n’abandonnez ni Wadd …”} (Noé 23-24) »

Ouvrages associés

Cette page est présentée dans le cadre de la méthodologie générale de construction de l’atlas.